GREVE ET MANIFESTATION LE 16 NOVEMBRE

JEUDI 16 NOVEMBRE
TOUS EN GRÈVE !
MANIFESTATION Petit Marché À 9h

la FSU Réunion, la CGTR, l’UR CFDT et FO appellent à une mobilisation la plus massive possible pour combattre les mesures de régression et réclamer une politique porteuse de progrès social et d’amélioration de la qualité des services publics.

Les décisions et les projets d’Emmanuel Macron sont clairement porteurs de graves reculs pour tous : attaques contre le Code du Travail, augmentation de la CSG, jour de carence, suppressions de postes, menaces sur l’enseignement professionnel sous statut scolaire au profit de l’apprentissage, menaces sur les CHS-CT, gel des salaires dans la Fonction Publique, report des mesures PPCR, baisse des dotations aux collectivités, baisse des contrats aidés, baisse des APL,. !  la liste est décidément longue !
Toutes ces mesures ont en arrière-plan une baisse des ressources liée aux cadeaux fiscaux aux plus riches et aux entreprises (ISF, maintien du CICE sans contrepartie,…..), soit des milliards d’euros en pure perte

RÉGRESSIONS DANS LE PRIVÉ = RECULS DANS LE PUBLIC
TOUS CONCERNÉS !

STAGE SYNDICAL FSU : MANAGER OU SERVIR?

Humeur du moment

Culte de la performance, du «mérite», de la rentabilité, gouvernance, indicateurs de performance,…..
Une terminologie inspirée du secteur privé pénètre les services publics depuis plusieurs années. Elle s’accompagne de pratiques de gestion des personnels très loin de l’esprit qui a prévalu à la création de la Fonction Publique en France. C’est le « Nouveau Management Public ». Ces pratiques, dont certains cadres se font les relais, engendrent souvent stress, pressions et mal-être et de nombreux agents sont aujourd’hui en souffrance.
Pourquoi, comment et que faire face à ces dérives?
C’est le sens de ces deux journées de stage syndical en présence de l’auteure de l’ouvrage éponyme, Evelyne Bechtold-Rognon, présidente de l’Institut de Recherches de la FSU.
OUVERT À TOUS, SYNDIQUÉS OU NON
Modèle de demande pour la participation et inscription en ligne (impératif) ci dessous :
modèle demande de participation au stage
http://www.fsu974.re/vous-inscrire/

 

 
 

 

CHSCTA : DECLARATION LIMINAIRE DE LA FSU

ÉDITO

DÉCLARATION LIMINAIRE lors du CHSCT académique (comité hygiène sécurité et condition de travail)  du 13 juin

Cette année scolaire se termine, et il était temps, a-t-on envie de dire.
En effet, elle s’est caractérisée par une dégradation des conditions de travail, pour de trop nombreux collègues: hausse des actes de violence sans précédent dans l’académie, tant par le niveau que par la fréquence, les actes de malveillance sur les établissements, les violences physiques envers les personnels, les agressions verbales… Tout cela doit vous interpeller.
Alors qu’aucune fiche RSST (risques santé et sécurité au travail), aucun accident de travail ne remonte jusqu’au CHSCT, nous faisons le constat que comme les années précédentes, le travail de prévention dévolu au CHSCTA ne peut être mis en place.
Les alertes aux risques psychosociaux, qu’ils soient individuels ou collectifs, doivent se traduire enfin par la mise en place d’un réel plan de prévention académique, plan de prévention que nous appelons de nos vœux , depuis plusieurs années.

Par ailleurs , les réorganisations du travail successives , (réformes du collège, des programmes, PDMQC (plus de maitres que de classes)…..LSUN…la redistribution dans le premier degré des moyens en remplacement) ont demandé aux personnels un investissement important , allant même pour certains contre leurs valeurs.
Or, cette fin d’année est également marquée par un nouveau changement au sommet de l’État, changement de ministre , changement de cabinet… Les premières mesures annoncées montrent une volonté de revenir en arrière ALORS MÊME que les personnels aspirent à de la stabilité. On le voit bien dans le cadre de la suppression du dispositif plus de maîtres que de classes et de la refonte des rythmes scolaires. L’idéologie, l’ignorance, voire le mépris, de l’expertise et de la parole des acteurs de terrain que sont les personnels tiennent lieu d’évaluation des dispositifs. Lutter contre les risques psycho-sociaux, alors que notre ministère de tutelle, les fabriquent en grande quantité, revient à mettre un emplâtre sur une jambe de bois. Nous redoutons qu’une part importante de nos collègues ne se démobilisent …Nous demandons qu’une attention toute particulière soit apportée dès la rentrée 2017 pour les collègues PE, qui partagerons une salle de classe, qui verront leur affectation PDQMC éventuellement annulée…

Tout cela devrait se traduire par plus de moyens accordés à la prévention et aux représentants du personnel. Mais si l’on s’en tient aux annonces faites, sur la refonte du dialogue social, le projet de dissolution de l’inspection du travail, l’hypothèse de décider des normes en matière de sécurité et de santé au travail à l’échelle locale, la fusion des instances représentatives du personnel fait partie du « projet » on est en droit de s’interroger sur l’avenir et l’amélioration de nos conditions de travail.

Pendant ce temps, aux États Unis, parce que le rendement des personnels est plus faible et donc, moins productif, les entreprises s’intéressent au bien être des personnels, à la reconnaissance de leurs aspirations, de leur créativité,… afin de retrouver cette productivité qu’ils n’ont plus, perdue au fil d’années de management basé sur le seul profit au détriment de l’humain.

Pendant ce temps en France, dans la fonction publique, on a encore des années de retard dans la gestion des personnels !

COMMUNIQUE DE PRESSE

Communiqué FSU

Les Lilas le 24 avril 2017

Élections présidentielles : pas une voix pour le Front national !

Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle indiquent que la représentante du Front national est qualifiée pour le second tour.

La FSU considère avec une extrême gravité la montée de l’extrême droite dans notre pays.

Depuis des années, la FSU prend une part active pour la combattre. .Elle s’est encore récemment adressée à toutes et tous les agent-es de la Fonction publique pour les alerter sur la dangerosité du Front national pour notre démocratie.

Une arrivée au pouvoir du Front national est inenvisageable pour la FSU.

Outre les replis nationalistes, les discours de haine et de racisme, le programme du Front National est contraire aux objectifs et valeurs de solidarité, justice sociale, égalité et de paix que porte la FSU. Compte tenu des pouvoirs octroyés au président de la Vème République, la prise de pouvoir du Front national serait une catastrophe pour notre pays : préférence nationale et racisme d’État aggraveraient encore les fractures de notre société. Les plus fragiles de nos concitoyens seraient les plus touchés. La FSU ne peut l’envisager.

Contrairement à un affichage anti-système, là où il est en responsabilité, le Front national déploie une organisation clientéliste et discriminatoire. Il dit parler «au nom du peuple» et des «petits», mais brise les solidarités en s’attaquant par exemple au milieu associatif et culturel. Pour réduire les impôts, il fragilise le service public. Et il n’hésite pas à exercer des pressions sur les agent-es, en utilisant honteusement les réseaux sociaux comme moyen d’intimidation.

Mais lutter contre les idées d’extrême droite implique de lutter contre les inégalités et les injustices, les politiques libérales en œuvre qui font le lit de l’extrême-droite depuis des années. Il s’agit de les combattre et de faire avancer nos revendications.

Continuer sur la voie des politiques libérales ne fera qu’aggraver le chômage et la précarité, fragiliser les services publics et la protection sociale, amenuiser l’égalité de toutes et tous face aux droits élémentaires, renforcer les inégalités sociales…

La FSU porte et continue de porter des propositions alternatives pour une société plus juste et plus solidaire : partage du temps de travail, autre répartition des richesses et réforme fiscale, mesures pour une transition écologique pour préparer l’avenir, renforcement des services publics et de la protection sociale pour lutter contre les inégalités, réussite scolaire et élévation d’un niveau de qualification pour tous les jeunes … Elle les portera également lors de la campagne des élections législatives et au-delà.

C’est cette orientation qu’elle continuera de porter et de défendre avec les personnels. Elle construira, chaque fois que nécessaire, avec les salariés, les mobilisations dans l’unité la plus large.

La FSU s’y emploie dès aujourd’hui en appelant à faire du 1er mai un grand rassemblement revendicatif, dans l’unité la plus large, pour une société plus juste, plus égalitaire et plus solidaire, et pour dénoncer l‘idéologie du Front National présent au second tour des élections.

Le vote Front national n’est pas la solution pour répondre aux crises et difficultés que connaît notre société.Nous sommes toutes et tous concerné-es. Pas de vote pour le Front national !

COURROUX EN GUYANE

Tribune libre de Catherine Duriez
     
Comment ne pas se sentir concerné par la situation guyanaise?

Pas moins de 37 syndicats réunis au sein de l’Union des Travailleurs Guyanais ont lancé un mouvement de revendication de grande ampleur. Et voilà toute la région complètement paralysée au point que même Ariane, la fusée européenne, ne peut plus décoller. Cette grève s’accompagne bien évidemment de revendications aussi larges que légitimes puisqu’elle cherche à interpeller les autorités sur les problèmes d’insécurité, d’insuffisance d’offre de soins, de retards structurels en matière de santé ou d’infrastructures diverses et variées.

Les Guyanais descendent dans la rue pour  se plaindre  parce que  les services de base, auxquels ils ont droit ne sont pas rendus : Sécurité, Santé, Ecole ,Transports….les services publics sont anémiés..L’inégalité avec la métropole est frappante. La misère sociale engendrée par le niveau élevé de chômage, un taux de pauvreté très élevé(45%) et un taux record de décrochage scolaire ne peuvent qu’engendrer de l’insécurité et le chacun pour soi. Cette réaction collective est une lutte pour la dignité, pour le droit à sa part de soleil.

Kourou, centre de la contestation, est fortement symbolique du désengagement de l’Etat, avec son projet de vente de l’hôpital à un groupe privé. Le taux de mortalité infantile est 4 fois supérieur à celui de la métropole, 1/4 des guyanais n’ont pas accès non plus à l’électricité.

Cette situation met en exergue l’importance des services publics au moment même où de nombreux candidats à la fonction suprême osent annoncer l’équivalent de plans sociaux massifs en proposant la suppression de 100 000, 200 000 , 500 000…fonctionnaires. Qui dit mieux à cette surenchère honteuse?

Alors oui, Ericka Bareigts peut présenter des excuses aux Guyanais pour l’abandon de ce territoire par les gouvernements successifs. Alors oui, la Guyane mérite un plan d‘investissement de grande ampleur.

Mais la situation de la Guyane nous renvoie à la situation de la Réunion, de Mayotte, des outremers et certaines banlieues métropolitaines .Seuls le renforcement des services publics, la priorité à la santé et à l’éducation , le droit à l’emploi sont de nature à faire sortir les Français de l’engrenage de la violence, à reconstruire des solidarités et  du bien vivre ensemble.

Comment un pays comme le nôtre (5° puissance mondiale) peut-il produire tant de pauvreté et d’inégalités? Il serait peut être temps de reposer la question de la répartition des richesses.

Alors, oui La Guyane est en souffrance ….mais l’’ensemble des territoires ultramarins ne serait il pas en sous-France?

Catherine Duriez, secrétaire académique du SNEP FSU Réunion