EDITO

A quelques jours de la fin de l’année, le SNEP FSU Réunion tient à souhaiter de bonnes fêtes à tous les collègues. Une année à venir qui s’annonce chargée dans un contexte de coupes budgétaires massives et des élections professionnelles qui se dérouleront fin 2018.
Face aux multiples attaques contre notre discipline l’expérience a toujours démontré que seule une profession rassemblée était en mesure de résister pour faire bouger les lignes. Le poids de la syndicalisation et des élus du SNEP FSU dans toutes les instances est la preuve de la confiance que vous nous avez accordez, et nous vous en remercions.
Plus que jamais, il faudra un SNEP fort et uni pour la défense de notre discipline!
Bonnes vacances à toutes et tous.
 
Le bureau académique du SNEP FSU Réunion
 
 

 

GREVE ET MANIFESTATION LE 16 NOVEMBRE

JEUDI 16 NOVEMBRE
TOUS EN GRÈVE !
MANIFESTATION Petit Marché À 9h

la FSU Réunion, la CGTR, l’UR CFDT et FO appellent à une mobilisation la plus massive possible pour combattre les mesures de régression et réclamer une politique porteuse de progrès social et d’amélioration de la qualité des services publics.

Les décisions et les projets d’Emmanuel Macron sont clairement porteurs de graves reculs pour tous : attaques contre le Code du Travail, augmentation de la CSG, jour de carence, suppressions de postes, menaces sur l’enseignement professionnel sous statut scolaire au profit de l’apprentissage, menaces sur les CHS-CT, gel des salaires dans la Fonction Publique, report des mesures PPCR, baisse des dotations aux collectivités, baisse des contrats aidés, baisse des APL,. !  la liste est décidément longue !
Toutes ces mesures ont en arrière-plan une baisse des ressources liée aux cadeaux fiscaux aux plus riches et aux entreprises (ISF, maintien du CICE sans contrepartie,…..), soit des milliards d’euros en pure perte

RÉGRESSIONS DANS LE PRIVÉ = RECULS DANS LE PUBLIC
TOUS CONCERNÉS !

GREVE DU 10 OCTOBRE : COMMUNIQUE DU SNEP

Depuis l’élection du Président Macron, les décisions négatives pleuvent envers les salariés du privé comme du public.
Pour les fonctionnaires, c’est la douche froide avec le rétablissement de la journée de carence, le gel du point d’indice, l’augmentation du taux de la CSG et la remise en cause du calendrier lié au PPCR.

Pourtant, depuis 2010, la baisse du pouvoir d’achat est sans appel : -9% soit l’équivalent d’un mois de salaire.

En 1980; le salaire d’un enseignant débutant représentait 2 fois le SMIC. Aujourd’hui, ce n’est plus que 1.25 fois le salaire minimum.

Dans le même temps, le non renouvellement de nombreux contrats aidés, pourtant essentiels au bon fonctionnement des établissements, est remis en cause.

Alors, il est temps d’envoyer un message clair et collectif au gouvernement : mobilisons nous tous le 10 octobre pour le service public, tous en grève, tous dans la rue !

L’EDITO

La partition du Tambour Major Blanquer…

En effet, le ministre de l’EN a décidé (sans tambour ni trompette) que cette année, la rentrée se ferait en musique dans les établissements scolaires.

Alors que notre académie a, comme chaque année, effectué sa rentrée anticipée par rapport à l’hexagone, nul n’aura ignoré que cette dernière ne s’est pas vraiment déroulée dans des conditions optimales. Alors, une rentrée en musique, certes,  mais avec beaucoup de fausses notes à la Réunion.

Le choix de ne pas reconduire de nombreux contrats aidés conjugué aux coupes budgétaires dans les collectivités, a fait couler beaucoup d’encre dans les médias locaux et mis en lumière les carences en matière d’encadrement. Le report de la rentrée dans les écoles primaires est significatif de cette situation notamment dans les communes

La Réunion, pour rappel, détient le funeste record national du taux de non-titulaires dans la fonction publique territoriale (70% de non titulaires contre 30 en métropole). Il est également bien supérieur aux autres départements outre-mer. L’impact de ces suppressions de contrats a donc forcément ici  un impact très important.

Conscient que ces emplois précaires ne sont pas la solution et qu’ils sont souvent une arme de chantage électoral pour certains élus locaux, il n’en reste pas moins que leur disparition met en lumière les besoins criants en personnels dans les écoles primaires, collèges et lycées. N’oublions pas également que notre métier d’enseignant d’EPS sera potentiellement impacté par la baisse du nombre de personnels en charge de l’entretien et de la surveillance des installations sportives.

Parallèlement à cette baisse budgétaire dans les collectivités, la purge continue également et plus insidieusement dans le second degré. En EPS, pas moins de 20 contractuels ont été directement affectés sur des postes vacants dès le mois de juillet. Un bien triste record !

Une fois que le stock famélique de TZR (17) sera occupé, pas besoin d’avoir fait de grandes études pour présager un recours massif aux non-titulaires. D’ores et déjà, 51 contractuels EPS sont déjà en poste à ce jour.

Comme chaque année, ce seront principalement les élèves de l’éducation prioritaire et de l’Est qui seront les premiers impactés, en EPS mais également dans la majorité des disciplines.

Le rectorat, comme chaque année, jouera sa partition d’une rentrée « réussie » dans la mesure où chaque élève aura un enseignant en face de lui. Et peu importe si ce dernier n’a pas ou peu d’expérience de terrain, pas reçu la moindre formation disciplinaire…

Suite à la parution des décrets sur la loi travail qui constituent une attaque sans précédent contre le code du travail, le gel du point d’indice, le rétablissement de la journée de carence et  l’augmentation du taux de la CSG, il ne fait aucun doute que les salariés devront résister collectivement car nous sommes tous attaqués !

C’est pourquoi, le SNEP Réunion, avec les syndicats de la FSU appelle d’ores et déjà tous les collègues à participer massivement aux différentes actions prévues : notamment le 12 septembre contre la loi travail et lors de la journée d’action prévue au mois d’octobre pour la reconnaissance du travail des agents de la fonction publique.

La résistance, c’est aussi le poids de la syndicalisation qui représente l’unique contre pouvoir face aux mesures néolibérales qui vont se renforcer. C’est pourquoi, nous invitons les collègues fidèles à renouveler leur adhésion et pour les non-syndiqués, à rejoindre le SNEP FSU pour la défense de l’Ecole, de l’EPS et du sport scolaire.

Pour conclure cet édito, nous vous invitons bien sur à participer à notre assemblée générale le 12 octobre, au lycée hôtelier de la Renaissance à Saint Paul.

Ce lieu d’échange et de débat sera l’occasion pour les entrants de rencontrer le SNEP Réunion et nous permettra d’aborder les sujets qui vont probablement marquer cette année scolaire : Circulaire APPN, mise en place des réformes PPCR, sport scolaire, réforme du lycée, JO Paris 2024…

Bonne année scolaire à toutes et tous !

Benoit Caquelard, secrétaire académique du SNEP FSU Réunion

 

 

 

 

EDITO

Avant de vous souhaiter de bonnes vacances, un bilan de l’année écoulée s’impose.

Ces derniers mois ont été marqués par un marathon électoral au cours duquel nous avons assisté à la déroute des partis politiques traditionnels en plus d’une abstention massive et un record de bulletins blancs. Signe de l’exaspération des citoyens, le nouveau président a su tirer parti de la conjoncture actuelle face au Front National et un front républicain qui s’effrite mais néanmoins toujours présent. Que l’on ne s’y trompe pas cependant ; il ne s’agit pas d’un blanc seing ni d’une « macronination » des esprits » que veulent nous vendre un grand nombre de médias. Le socle électoral est faible pour le gouvernement à l’issue des élections législatives. Le choix de procéder par ordonnance sur la réforme du code du travail dès cet été est une erreur politique majeure car, même si elles apparaissent moins brutales qu’un recours au 49.3, les ordonnances n’en sont pas plus démocratiques. Leur but commun est, au final, de contourner le débat parlementaire et les organisations syndicales.

Même si cette loi ne semble pas impacter directement le statut des fonctionnaires, nous sommes tous concernés par cette réforme il ne faut pas se leurrer ! Notamment pour ce qui relève de la santé et de la sécurité au travail  inscrites dans le code du travail, mais également au sujet des discriminations, de l’égalité professionnelle hommes- femmes…

Le choix de ne pas nommer un ministre de la fonction publique (représentant 5.3 million d’agents et 900000 contractuels de droit privé soit plus de 20% des actifs !) au profit d’un ministère de « l’action et des comptes publics » en dit long sur l’orientation choisie qui consacre la primauté du budgétaire sur la notion d’intérêt général. D’ailleurs, pour le Président, le statut des fonctionnaires « n’est plus adapté au monde moderne», ce qui confirme ses intentions de l’attaquer au cours de son quinquennat.

Dans l’éducation nationale, le choix de nommer Jean Michel Blanquer n’est pas anodin. Malgré quelques assouplissements sur la réforme du collège destinés à ne pas froisser les enseignants échaudés par le précédent gouvernement sourd aux revendications, son ouvrage « l’école de demain », paru en 2016 nous éclaire sur ses intentions. Autour de quelques « principes » : renforcement de l’autonomie et de l’autorité des chefs d’établissement, mise en concurrence des établissements, centration sur les « fondamentaux » français et mathématiques, en clair un retour au socle Fillon. Sa vision est directement issue des précédents gouvernements Sarkozy / Chirac auxquels il a activement participé. Bien évidemment dans cette vision, l’EPS et le sport scolaire seraient relégués au second plan. Que ce soit au plan local ou national, plusieurs actions ont été mises en place cette année pour lutter contre une politique visant à appauvrir l’EPS dans ses contenus et la faire disparaitre du nouveau brevet en tant qu’épreuve spécifique.

Nul doute qu’il faudra faire face à de nouvelles attaques, notamment dans notre académie particulièrement impactée par le recours à la précarité principalement dans le secteur EST. Le bilan du mouvement de cette année constitue d’ailleurs un record, avec plus de 20 postes vacants après mouvement et moins de 2% de TZR disponibles. Dans ce contexte, les inégalités vont continuer  à se creuser…

C’est pourquoi, il est plus important que jamais d’avoir un SNEP et une FSU forts afin de défendre nos valeurs d’égalité et de justice pour les élèves et les personnels au sein d’une école émancipatrice et non étriquée autour d’une vision utilitaire au service d’un système économique libéral.

Cette année, 290 collègues, titulaires et non-titulaires ont adhéré au SNEP FSU Réunion, représentant près de 40% de la profession ce qui est un record historique et le signe de la confiance que vous nous accordez.

A un an des élections professionnelles, le nouveau bureau élu et vos commissaires paritaires auront pour objectif de continuer le combat pour faire vivre nos valeurs d’un syndicat de transformation sociale.

Bonne vacances à toutes et tous

                         Pour le secrétariat académique, Benoit Caquelard

 

COMMISSION ACADEMIQUE DU SNEP FSU REUNION

La commission académique de fin d’année du SNEP FSU Réunion s’est tenue le jeudi 15 juin 2017 au COGOHR de Trois Bassins.

Plus de 40 collègues étaient présentes pour débattre et échanger autour de nombreux sujets d’actualités locales et nationales.

Cette commission fut aussi l’occasion de présenter le nouveau secrétariat académique faisant suite à l’élection interne qui s’est déroulée cette année scolaire.

Le nouveau bureau est le suivant :

Co secrétaires académiques ; Fabienne YU KUI, Damien Laude et Benoit Caquelard

Trésorière académique ; Candice Billy. Trésorière académique adjointe : Anouk Le Guilloux.

Le nouveau secrétariat académique tient à saluer l’engagement militant de Catherine Duriez, secrétaire académique durant deux mandats et qui continuera sa fonction de secrétaire du CHSCTA au titre de la FSU. 

COURROUX EN GUYANE

Tribune libre de Catherine Duriez
     
Comment ne pas se sentir concerné par la situation guyanaise?

Pas moins de 37 syndicats réunis au sein de l’Union des Travailleurs Guyanais ont lancé un mouvement de revendication de grande ampleur. Et voilà toute la région complètement paralysée au point que même Ariane, la fusée européenne, ne peut plus décoller. Cette grève s’accompagne bien évidemment de revendications aussi larges que légitimes puisqu’elle cherche à interpeller les autorités sur les problèmes d’insécurité, d’insuffisance d’offre de soins, de retards structurels en matière de santé ou d’infrastructures diverses et variées.

Les Guyanais descendent dans la rue pour  se plaindre  parce que  les services de base, auxquels ils ont droit ne sont pas rendus : Sécurité, Santé, Ecole ,Transports….les services publics sont anémiés..L’inégalité avec la métropole est frappante. La misère sociale engendrée par le niveau élevé de chômage, un taux de pauvreté très élevé(45%) et un taux record de décrochage scolaire ne peuvent qu’engendrer de l’insécurité et le chacun pour soi. Cette réaction collective est une lutte pour la dignité, pour le droit à sa part de soleil.

Kourou, centre de la contestation, est fortement symbolique du désengagement de l’Etat, avec son projet de vente de l’hôpital à un groupe privé. Le taux de mortalité infantile est 4 fois supérieur à celui de la métropole, 1/4 des guyanais n’ont pas accès non plus à l’électricité.

Cette situation met en exergue l’importance des services publics au moment même où de nombreux candidats à la fonction suprême osent annoncer l’équivalent de plans sociaux massifs en proposant la suppression de 100 000, 200 000 , 500 000…fonctionnaires. Qui dit mieux à cette surenchère honteuse?

Alors oui, Ericka Bareigts peut présenter des excuses aux Guyanais pour l’abandon de ce territoire par les gouvernements successifs. Alors oui, la Guyane mérite un plan d‘investissement de grande ampleur.

Mais la situation de la Guyane nous renvoie à la situation de la Réunion, de Mayotte, des outremers et certaines banlieues métropolitaines .Seuls le renforcement des services publics, la priorité à la santé et à l’éducation , le droit à l’emploi sont de nature à faire sortir les Français de l’engrenage de la violence, à reconstruire des solidarités et  du bien vivre ensemble.

Comment un pays comme le nôtre (5° puissance mondiale) peut-il produire tant de pauvreté et d’inégalités? Il serait peut être temps de reposer la question de la répartition des richesses.

Alors, oui La Guyane est en souffrance ….mais l’’ensemble des territoires ultramarins ne serait il pas en sous-France?

Catherine Duriez, secrétaire académique du SNEP FSU Réunion