ÉDITO JUIN 2019

Cette fin d’année scolaire est l’occasion pour le SNEP FSU Réunion de faire le bilan dans un contexte politique et social chargé.
L’un des temps fort fut évidemment le scrutin des Elections Professionnelles qui aura permis un renforcement du SNEP FSU en terme de représentativité, que ce soit au plan local ou national.
A la Réunion, en remportant 8 sièges sur 9 chez les PEPS, le SNEP FSU réalise un score historique avec 86.2% des suffrages, le meilleur, toutes Elections Professionnelles confondues. Ce résultat est la preuve de l’adhésion d’une large majorité de nos collègues à nos mandats. Il est également à mettre à l’actif de la traditionnelle mais néanmoins extraordinaire mobilisation de nos militants qui n’auront pas compté leurs efforts.
Dans un contexte de destruction de la Fonction Publique et du paritarisme, il nous apparaissait essentiel de conforter l’attachement des enseignants d’EPS à notre conception du paritarisme dont les fondamentaux sont l’équité de traitement, le respect des règles et la transparence.

Plusieurs stages syndicaux auront également été organisés regroupant près de 200 collègues soit plus d’un quart de la profession.
Autre point positif : la syndicalisation : avec 308 adhérents, soit près de 40% de la profession, le SNEP FSU progresse à nouveau cette année.
Si tous ces chiffres sont très positifs, notre activité syndicale doit sans cesse être questionnée pour permettre de faire vivre notre conception d’un syndicalisme de transformation sociale. Les nombreux jours de grèves et de manifestations, le mouvement des gilets jaunes (auquel la FSU Réunion s’est associé à partir de février) n’ont pas été suffisamment suivis pour contrer les projets gouvernementaux.
L’action syndicale aura permis quelques « bougés » sur le plan national notamment dans le premier degré, avec l’abandon du projet de création des Etablissements Publics des Savoirs fondamentaux. Dans le secteur sport, la forte mobilisation syndicale et des acteurs du monde sportif ont contraint le gouvernement à repousser son projet de détachement des cadres techniques.Cependant, le rouleau compresseur gouvernemental n’a aucune raison de ralentir avec une Assemblée Nationale très majoritairement pro-Macron. Par exemple, les formations obligatoires durant les congés et le recrutement par les CE avaient été abandonnés dans le projet de loi Blanquer. Ils reviennent pourtant « par la fenêtre » dans le cadre du projet de loi de réforme de la Fonction Publique.

C’est pourquoi il est fondamental de repenser notre mode de fonctionnement syndical qui, sans être obsolète, n’apparait plus suffisant face à un pouvoir et une communication « habile » visant à masquer les véritables enjeux de toutes ces réformes : transformer les services publics en un secteur marchand dont la conséquence sera la généralisation des inégalités territoriales et sociales.

Quelles que soient les formes que prendront nos actions syndicales, rien ne pourra se faire sans militants à tous les échelons, de vos établissements jusqu’au bureau académique. L’exemple des collègues du collège Hyppolite Foucque en lutte depuis près de 2 ans face à une  gouvernance autoritaire est actuellement un exemple de la nécessité d’un contre pouvoir syndical pour éviter ce type de dérives. Nous reviendrons vers vous à la rentrée pour vous inviter à participer au congrès départemental de la FSU de fin novembre.

En attendant, nous vous souhaitons de très bonnes vacances (bien méritées) et vous remercions pour votre fidélité au SNEP FSU.

Benoit Caquelard co-secrétaire académique

CAPA D’ACCÈS A LA CLASSE EXCEPTIONNELLE DES P.EPS 2019

COMPTE RENDU CAPA 02/07/2019 :

une première à la CAPA des Professeurs d’ EPS !

Un commissaire paritaire agrégé EPS d’une OS autre que le SNEP s’invite à la CAPA des professeurs d’EPS et ne comprends pas en quoi sa présence pose problème puisqu’il est enseignant d’EPS. Une première dans l’histoire des CAPA PEPS.

Pour rappel, à l’issue des élections professionnelles, la CAPA d’installation fixe la représentativité des membres qui la compose et désigne de façon nominative chacun des personnels qui peuvent y siéger..Il en va ainsi pour chaque corps, agrégés, certifiés, PLP, et PEPS. Il n’existe pas de passerelles entre ces différents corps.

Il est donc étonnant voire même inquiétant qu’un élu représentant des personnels ne connaisse pas les règles de base de fonctionnement de ces instances. Pour notre part, une telle méconnaissance des textes relève de l’amateurisme.

En quoi la présence d’un commissaire paritaire agrégé est un problème s’il participe à une CAPA de Professeurs d’EPS ? La réponse est évidente : en cas de non respect de la composition de la CAPA, n’importe quel agent dont la situation serait traitée par cette instance pourrait faire invalider les décisions prises par celle ci en saisissant le tribunal administratif. Ce n’est donc pas « couper les cheveux en 4 » que d’exiger le respect des règles garantissant le bon fonctionnement de nos instances.

On voit là les limites de la pluralité syndicale prônée par certains. Certes, nous n’avons pas d’obligations de résultats mais nous avons une obligation de moyens. Nous considérons que ce serait leurrer les collègues que de vouloir les conseiller ou de les accompagner dans leur démarche alors que l’on ne maitriserait pas les textes et que surtout, on ne préparerait pas nos dossiers.

Au sujet de la CAPA, celle-ci s’est alors ouverte avec un point information concernant  la titularisation de 2 collègues dans  le corps des PEPS (1 par liste d’aptitude, 1 au titre du BOE).

S’en est suivi l’étude des promotions à la classe exceptionnelle. Nous avons commencé par dénoncer l’absurdité de cette modalité de promotion où par exemple, dans le corps des PLP, prés d’un quart des promotions sont perdues faute de candidats en nombre suffisant. En plus des PLP, cette situation concerne désormais également le corps des certifiés et à moyen terme les PEPS.

Afin d’empêcher cette situation, notamment en permettant un turn over important de candidats promus,  par rapport au document de travail initial nous avons été force de propositions : 2 au titre du vivier 2, 1 pour le vivier 1 et 1 pour l’échelon spécial, soit un total de 4 propositions portées par les commissaires paritaires du SNEP FSU  et où toutes ont été validées par la CAPA.

APPEL A LA GRÉVE DU 17 JUIN

Le SNEP FSU Réunion invite tous les collègues à se mobiliser le lundi17 juin, premier jour des épreuves du baccalauréat. Vous trouverez ci dessous, pour rappel, le communiqué du SNEP FSU national.
TOUS EN GRÉVE LE 17 JUIN !
Réforme des lycées généraux et professionnels, réforme du baccalauréat, réforme des programmes, dispositifs amoindrissant la place de l’EPS comme «sport l’après-midi», salaires, recrutements, conditions de travail, loi pour «l’école de la confiance», loi de «transformation de la Fonction publique»… les mécontentements des enseignants d’EPS sont nombreux et ne sont ni entendus, ni écoutés.
Face à cette situation sans précédent qui touche au cœur la professionnalité des enseignants, le SNEP-FSU après une large consultation s’exprime majoritairement pour rejoindre l’appel lancé par le SNES-FSU, le SNUEP-FSU, le SNETAP-FSU, la CGT educ’action, Sud éducation, le SNALC, la CGT agri, la CGT éduc’action privé, le SUNDEP, la CFE-CGC avec le soutien des Stylos Rouges, de la CNT et de la Chaîne des bahuts.
Cette mobilisation dont le gouvernement porte la pleine et entière responsabilité vise l’ouverture de négociations réelles sur l’ensemble des problématiques pour la définition d’une autre politique éducative, pour l’avenir de la jeunesse et la reconnaissance des personnels.
Avec un ministère qui vise à éteindre toute velléité de contestation, nous appelons les enseignants à être vigilants. Après le jour de grève du 17, les jours qui suivent pourraient être décomptés également comme jours de grève. Aussi les enseignants qui ne souhaitent pas être en grève reconductible dès le lendemain devront l’indiquer à leur administration le 18.