MANIFESTATION DU 1ER MAI 2018

  FSU EDUCATION   ENGAGE
MARDI 1ER MAI 2018
La FSU Réunion appelle à manifester pour sauver les services publics

  Rdv 9h au Jardin de l’État pour défiler vers la Préfecture

Après le gel des salaires, l’augmentation de la CSG et le rétablissement du jour de carence, le gouvernement Macron-Philippe prépare la suppression du statut de fonctionnaire et la faillite des services publics :
– suppression de 120 000 postes,
– recours massif aux emplois précaires,
– transfert de missions vers le privé,
– rémunération au « mérite »,
– 2ème journée de « solidarité » envisagée,
les coups pleuvent.

Après les mobilisations du 22 mars et du 19 avril, la FSU Réunion et ses syndicats appellent à saisir toutes les occasions (1er mai, 22 mai,….) de montrer un refus massif de ces régressions et notre attachement à un service public de qualité doté de moyens ambitieux pour assurer correctement nos missions au service de l’intérêt général.

 

 

PLAN D’ACTION DU SNEP

Mis en avant

Plan d’action : de l’ambition pour l’EPS…Parce que les élèves en ont besoin !

Suite aux stages animés par Alain Briglia, nous avons décidé collectivement d’agir face aux attaques que notre discipline subit : DNB, programmes collège, baisse des postes aux concours, suppression des options en lycée…

L’objectif étant de trouver des formes d’actions médiatiques originales et différentes. C’est pourquoi nous vous invitons à envoyer un courrier aux députés et un communiqué de presse aux les médias locaux (envoyez nous un mail pour recevoir les adresses des journaux). Vous pouvez le personnaliser en fonction de vos problématiques spécifiques (manque d’installations couvertes, pas de piscine, exposition solaire…) .

L’objectif étant de multiplier les communiqués de presse pour alerter l’opinion et les politiques sur l’avenir de notre discipline, son rôle essentiel au sein de l’école et nos conditions de travail.

Vous trouverez tous les outils nécessaires en cliquant sur le lien suivant : http://www.snepfsu.net/vieetab/planAction.php

AGISSONS AUJOURD’HUI POUR L’EPS CAR DEMAIN IL SERA SANS DOUTE TROP TARD!

ÉDITO AVRIL 2018

Le mouvement intra académique 2018 s’inscrit dans un contexte social et politique particulier. Après les premières mesures antisociales prises par le gouvernement qu’il serait bien long d’énumérer, il semblerait que le vent puisse tourner suite à la mobilisation du 22 mars regroupant fonctionnaires et cheminots. Ces derniers sont clairement attaqués à travers la volonté de supprimer leur statut de « privilégiés » selon le discours ambiant. La méthode est pourtant toujours identique : diviser la société en stigmatisant les salariés entre eux. Pendant ce temps là, les profits boursiers et les inégalités ne cessent de s’amplifier. Certains d’entre vous pourraient s’interroger sur l’opportunité de parler des cheminots dans un bulletin spécial mutation. Il faut pourtant garder à l’esprit que leur statut représente un verrou indispensable à faire sauter pour le gouvernement. La suite est déjà écrite dans le Comité Action Publique 2022 (CAP22) dont l’objectif est « de revoir en profondeur les missions de l’ensemble des acteurs publics ». Certains éléments ont été dévoilés : plan de départ volontaire, recours accru aux contractuels, développement de la rémunération au mérite, renforcement de l’autonomie des établissements.

Dans l’éducation nationale, cette rémunération au « mérite s’est notamment traduite par la création d’une classe exceptionnelle dont nous avons pu constater les effets totalement ubuesques comme nous vous l’avons déjà expliqué. Souvenons nous également que le ministre de l’Education Nationale Blanquer envisageait en 2014, dans son livre « l‘école de la vie » (O. Jacob), la possibilité d’un recrutement uniquement par les établissements…

Dans ces conditions, ce serait la fin de la mobilité choisie selon un barème équitable et la porte ouverte à la mise en concurrence des établissements entrainant l’accroissement des inégalités territoriales et sociales.

Les réformes du collège et du lycée, ont depuis plus de 20 ans, eu pour conséquence d’abaisser les horaires obligatoires pour les élèves et par conséquent, la qualité de l’enseignement. Dans la réforme du lycée en cours, l’EPS ne serait pas épargnée notamment à travers la suppression des options d’exploration et de compléments qui se profilent. Dans notre académie, lors du dernier Comité Technique Académique, 13 suppressions de postes en EPS (dont 4 en lycées) ont été annoncées, alors que les 3 précédentes années le solde création-suppression était toujours positif. Autre levier plus insidieux utilisé par le rectorat n’ayant d’autre choix que de rester dans l’enveloppe budgétaire allouée, l’augmentation du nombre moyen d’élève par classe.C’est effectivement ce que l’on constate dans un grand nombre d ‘établissements.

Les conséquences de ces choix purement économiques seront cette année un nombre important de mesures de carte scolaire, une diminution importante des postes vacants et donc, un mouvement beaucoup moins fluide, c’est une certitude.

L’équation qui en résulte est simple : baisse des recrutements dans l’éducation nationale (-20% au CAPEPS) entrainant une dégradation des conditions de travail pour les enseignants et un appauvrissement de l’offre scolaire pour les élèves.

Les Commissaires Paritaires du SNEP FSU Réunion seront présents, comme chaque année, pour contester les suppressions de postes non légitimes et vous conseiller sur la meilleure stratégie.

 

L’EDITO

La partition du Tambour Major Blanquer…

En effet, le ministre de l’EN a décidé (sans tambour ni trompette) que cette année, la rentrée se ferait en musique dans les établissements scolaires.

Alors que notre académie a, comme chaque année, effectué sa rentrée anticipée par rapport à l’hexagone, nul n’aura ignoré que cette dernière ne s’est pas vraiment déroulée dans des conditions optimales. Alors, une rentrée en musique, certes,  mais avec beaucoup de fausses notes à la Réunion.

Le choix de ne pas reconduire de nombreux contrats aidés conjugué aux coupes budgétaires dans les collectivités, a fait couler beaucoup d’encre dans les médias locaux et mis en lumière les carences en matière d’encadrement. Le report de la rentrée dans les écoles primaires est significatif de cette situation notamment dans les communes

La Réunion, pour rappel, détient le funeste record national du taux de non-titulaires dans la fonction publique territoriale (70% de non titulaires contre 30 en métropole). Il est également bien supérieur aux autres départements outre-mer. L’impact de ces suppressions de contrats a donc forcément ici  un impact très important.

Conscient que ces emplois précaires ne sont pas la solution et qu’ils sont souvent une arme de chantage électoral pour certains élus locaux, il n’en reste pas moins que leur disparition met en lumière les besoins criants en personnels dans les écoles primaires, collèges et lycées. N’oublions pas également que notre métier d’enseignant d’EPS sera potentiellement impacté par la baisse du nombre de personnels en charge de l’entretien et de la surveillance des installations sportives.

Parallèlement à cette baisse budgétaire dans les collectivités, la purge continue également et plus insidieusement dans le second degré. En EPS, pas moins de 20 contractuels ont été directement affectés sur des postes vacants dès le mois de juillet. Un bien triste record !

Une fois que le stock famélique de TZR (17) sera occupé, pas besoin d’avoir fait de grandes études pour présager un recours massif aux non-titulaires. D’ores et déjà, 51 contractuels EPS sont déjà en poste à ce jour.

Comme chaque année, ce seront principalement les élèves de l’éducation prioritaire et de l’Est qui seront les premiers impactés, en EPS mais également dans la majorité des disciplines.

Le rectorat, comme chaque année, jouera sa partition d’une rentrée « réussie » dans la mesure où chaque élève aura un enseignant en face de lui. Et peu importe si ce dernier n’a pas ou peu d’expérience de terrain, pas reçu la moindre formation disciplinaire…

Suite à la parution des décrets sur la loi travail qui constituent une attaque sans précédent contre le code du travail, le gel du point d’indice, le rétablissement de la journée de carence et  l’augmentation du taux de la CSG, il ne fait aucun doute que les salariés devront résister collectivement car nous sommes tous attaqués !

C’est pourquoi, le SNEP Réunion, avec les syndicats de la FSU appelle d’ores et déjà tous les collègues à participer massivement aux différentes actions prévues : notamment le 12 septembre contre la loi travail et lors de la journée d’action prévue au mois d’octobre pour la reconnaissance du travail des agents de la fonction publique.

La résistance, c’est aussi le poids de la syndicalisation qui représente l’unique contre pouvoir face aux mesures néolibérales qui vont se renforcer. C’est pourquoi, nous invitons les collègues fidèles à renouveler leur adhésion et pour les non-syndiqués, à rejoindre le SNEP FSU pour la défense de l’Ecole, de l’EPS et du sport scolaire.

Pour conclure cet édito, nous vous invitons bien sur à participer à notre assemblée générale le 12 octobre, au lycée hôtelier de la Renaissance à Saint Paul.

Ce lieu d’échange et de débat sera l’occasion pour les entrants de rencontrer le SNEP Réunion et nous permettra d’aborder les sujets qui vont probablement marquer cette année scolaire : Circulaire APPN, mise en place des réformes PPCR, sport scolaire, réforme du lycée, JO Paris 2024…

Bonne année scolaire à toutes et tous !

Benoit Caquelard, secrétaire académique du SNEP FSU Réunion