UN DIALOGUE SOCIAL EN PANNE ?

Les élus du SNEP FSU réunion se font un devoir, chaque année, de faire respecter les règles du mouvement intra académique dans l’intérêt de tous les collègues. C’est une règle déontologique que nous appliquons également lors de toutes les commissions administratives paritaire

Généralement, l’administration prend en compte nos remarques mais, cette année, nous déplorons deux cas de contournement manifeste  des règles contre nos avis.
 
Dans le premier cas, il s’agit d’une révision d’affectation sur demande du chef d’établissement. Nous avions opposé notre refus au motif que ce poste caché aurait du passer au mouvement. Il ne saurait donc constituer un palliatif aux défaillances du chef d’établissement pour « choisir » un collègue. Nous avons rappelé à l’administration qu’une révision n’est valable que pour une année scolaire et veillerons donc l’an prochain, à ce que ce poste apparaisse vacant lors du prochain mouvement.

le deuxième cas concerne un « dézonage » de la zone NE vers le SO proposé par l’Inspection et validé par le rectorat. Le SNEP FSU Réunion s’est, là encore, opposé à ce changement de zone fait dans la précipitation qui ne tient pas compte de l’ordre du barème des TZR, ce qui, de fait, va léser certains collègues.

Face à ces choix de contournement des règles, qui pourront apparaître comme des passes-droits, le SNEP FSU Réunion s’interroge sur l’avenir du dialogue social, notamment à quelques mois des élections professionnelles.La volonté actuelle affichée par le gouvernement d’affaiblir considérablement le rôle des Commissaires Paritaires aurait pour conséquence de voir ce genre de situation se multiplier.
 
Pour notre part, nous continuerons à demander l’application des règles  et à dénoncer les abus, afin de veiller aux respect des droits de chacun .

ÉDITO DE RENTRÉE

L’année scolaire qui vient de s’écouler aura été marquée par de nombreuses réformes, symbole de la gouvernance Macron– Philippe dont l’objectif est bien de faire subir un cure d’austérité sans précédent aux français. Alors que les plus riches bénéficient de nombreux cadeaux fiscaux, c’est la France « d’en bas » qui trinque, étudiants, retraités, salariés, fonctionnaires, chômeurs.
Cette pose estivale fut également l’occasion de découvrir de nouvelles facettes du « macronisme » à travers plusieurs affaires mettant en cause le gouvernement (Benalla, Nyssen, Kohler, Buzyn…). La démission de Nicolas Hulot, las sans doute d’avaler des couleuvres et de servir de potiche, est le dernier acte de la série qui n’est sans doute pas terminée.
Heureusement, notre monarque républicain aura pu compter sur les exploits de l’équipe de France de Football. En temps qu’enseignants d’EPS, chacun aura sa propre analyse critique sur cette victoire. Quoique l’on en pense, nous étions en droit de penser que cet évènement ainsi que de nombreux autres (dont les jeux européens), à l’approche des JO 2024, soient des catalyseurs du mouvement sportif. Les propos de la dorénavant ex-ministre des sports Laura Flessel, porte voix du gouvernement, sonnent le glas de nos espérances lorsqu’elle annonce « ce n’est pas à l’état de financer durablement les clubs sportifs » laissant présager un désengagement progressif de l’état. Cette annonce coïncide avec la suppression de plus de 120000 contrats aidés dont bénéficiaient de nombreux clubs et la baisse drastique du budget du CNDS (dont la suppression est annoncée au 1er janvier 2019) qui sera  accentuée par la privatisation de la Française des Jeux. Cette société étant le premier contributeur financier, il est plus que probable que les futurs actionnaires préféreront encaisser des dividendes plutôt que de financer le sport pour tous…
Le sport scolaire à la Réunion, bénéficiant de subventions du CNDS sera forcément impacté. De même, les collectivités territoriales sous pression budgétaire  pourraient également être tentées par une baisse des subventions aux AS.

On voit bien, derrière un discours policé et des effets d’annonces (promotion du sport, JO 2024, sport santé, handicap…), le modèle qui se profile : financement par le privé, sponsoring, mécénat…et par les usagers via les augmentations des coût des licences. L’augmentation de 10% des contrats UNSS votés contre l’avis du SNEP FSU et des élus des AS lors du dernier Conseil National du Sport Scolaire n’est pas le fait du hasard. Elle vise a augmenter la part des AS et des familles dans le budget de l’UNSS. La pétition des élus des AS ( lien vers la pétition) , si elle n’a pas réussi à faire plier la direction nationale, aura cependant permis de démontrer nos désaccords en attendant la mise en place d’autres actions à la rentrée.

Bien d’autres combats sont à venir. Les exemples pris à travers le modèle sportif et du sport scolaire, largement inspirés des politiques néolibérales, peuvent être déclinés dans tous les domaines, notamment dans l’Éducation Nationale. Les réformes des lycées et de l’enseignement professionnel dont les effets se feront sentir à la rentrée 2019 (-12000 postes cumulés prévus) commence à se mettre en place. Dans les lycées, certaines équipes planchent actuellement sur la « colorisation» futures de leur établissement en fonction des enseignements de spécialités et optionnels choisis. Ceci s’accompagnera forcément par une mise en concurrence entre les disciplines et les personnels. Et le pire reste semble-t-il à venir avec l’annonce du ministre Blanquer souhaitant une évaluation publique des établissements qui, la encore, aboutira forcément à une mise en concurrence de ces derniers. 

Dans ce contexte politique inquiétant, cette année sera marquée par les élections professionnelles en novembre et décembre. Nous aurons, plus que jamais besoin d’agir collectivement grâce à une FSU et un SNEP FSU renforcé grâce à vos adhésions et vos votes qui fixeront notre représentativité nationale et académique pour 4 ans. En attendant de se retrouver lors de l’Assemblée Générale du SNEP Réunion le mardi 2 octobre et lors des stages syndicaux animés par Jean Fayemendy, moment incontournable pour la profession, nous souhaitons la bienvenue aux collègues arrivant dans notre académie et une bonne année scolaire à toutes et tous.

Benoit Caquelard

STAGE DE FORMATION SYNDICALE

Mis en avant

LES ENSEIGNANTS d’EPS FACE AUX RISQUES DU METIER

Le SNEP FSU Réunion organisera fin octobre et début novembre un stage exceptionnel animé par Jean Fayemendy, responsable national du secteur action juridique du SNEP FSU.

Deux sessions sont prévues ; lundi 29 et mardi 30 octobre au lycée Roland Garros (le Tampon) ou lundi 5 et mardi 6 novembre au lycée Bel Air (Sainte Suzanne)

Chaque enseignant d’EPS peut, au cours de sa carrière être mis en difficulté par  des situations conflictuelles dans les établissements, des accidents, des accusations le plus souvent infondés, des violences physiques ou verbales. Face à toutes ces situations, le SNEP FSU possède une expertise unique. C’est pourquoi, nous vous conseillons très vivement de ne pas manquer cet évènement en vous inscrivant dès réception du bulletin académique que vous allez recevoir par voie postale ou bien en téléchargeant  dès maintenant le modèle d’inscription en cliquant sur le lien suivant : demande stage sécurité et responsabilité

Ce stage est ouvert à tous, titulaires, stagiaires et non titulaires, syndiqués ou non alors, n’hésitez pas une seconde : inscrivez vous !

Nous vous remercions également de vous pré-inscrire via le formulaire ci dessous afin de nous permettre de mieux gérer l’organisation du stage.