PROTOCOLE EN CAS D’AGRESSION

La FSU, lors de groupes de travail consacrés à la problématique des agressions, a très largement contribué à la création de ce protocole.Il vous donne toutes les démarches à accomplir pour être pris-e en charge.
Ce travail n’est qu’un début. Nous poursuivons notre travail sur cette problématique .Nous avons besoin pour cela que vous nous informiez de toute agression qu’elle soit physique ou verbale, qu’elle concerne un prof d’EPS ou non,un enseignant ou non.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder au protocole à suivre en cas d’agression :

CHSCTA : DECLARATION LIMINAIRE DE LA FSU

ÉDITO

DÉCLARATION LIMINAIRE lors du CHSCT académique (comité hygiène sécurité et condition de travail)  du 13 juin

Cette année scolaire se termine, et il était temps, a-t-on envie de dire.
En effet, elle s’est caractérisée par une dégradation des conditions de travail, pour de trop nombreux collègues: hausse des actes de violence sans précédent dans l’académie, tant par le niveau que par la fréquence, les actes de malveillance sur les établissements, les violences physiques envers les personnels, les agressions verbales… Tout cela doit vous interpeller.
Alors qu’aucune fiche RSST (risques santé et sécurité au travail), aucun accident de travail ne remonte jusqu’au CHSCT, nous faisons le constat que comme les années précédentes, le travail de prévention dévolu au CHSCTA ne peut être mis en place.
Les alertes aux risques psychosociaux, qu’ils soient individuels ou collectifs, doivent se traduire enfin par la mise en place d’un réel plan de prévention académique, plan de prévention que nous appelons de nos vœux , depuis plusieurs années.

Par ailleurs , les réorganisations du travail successives , (réformes du collège, des programmes, PDMQC (plus de maitres que de classes)…..LSUN…la redistribution dans le premier degré des moyens en remplacement) ont demandé aux personnels un investissement important , allant même pour certains contre leurs valeurs.
Or, cette fin d’année est également marquée par un nouveau changement au sommet de l’État, changement de ministre , changement de cabinet… Les premières mesures annoncées montrent une volonté de revenir en arrière ALORS MÊME que les personnels aspirent à de la stabilité. On le voit bien dans le cadre de la suppression du dispositif plus de maîtres que de classes et de la refonte des rythmes scolaires. L’idéologie, l’ignorance, voire le mépris, de l’expertise et de la parole des acteurs de terrain que sont les personnels tiennent lieu d’évaluation des dispositifs. Lutter contre les risques psycho-sociaux, alors que notre ministère de tutelle, les fabriquent en grande quantité, revient à mettre un emplâtre sur une jambe de bois. Nous redoutons qu’une part importante de nos collègues ne se démobilisent …Nous demandons qu’une attention toute particulière soit apportée dès la rentrée 2017 pour les collègues PE, qui partagerons une salle de classe, qui verront leur affectation PDQMC éventuellement annulée…

Tout cela devrait se traduire par plus de moyens accordés à la prévention et aux représentants du personnel. Mais si l’on s’en tient aux annonces faites, sur la refonte du dialogue social, le projet de dissolution de l’inspection du travail, l’hypothèse de décider des normes en matière de sécurité et de santé au travail à l’échelle locale, la fusion des instances représentatives du personnel fait partie du « projet » on est en droit de s’interroger sur l’avenir et l’amélioration de nos conditions de travail.

Pendant ce temps, aux États Unis, parce que le rendement des personnels est plus faible et donc, moins productif, les entreprises s’intéressent au bien être des personnels, à la reconnaissance de leurs aspirations, de leur créativité,… afin de retrouver cette productivité qu’ils n’ont plus, perdue au fil d’années de management basé sur le seul profit au détriment de l’humain.

Pendant ce temps en France, dans la fonction publique, on a encore des années de retard dans la gestion des personnels !