COMMUNIQUE DE PRESSE DU SNEP FSU REUNION

LE SPORT RÉUNIONNAIS VAUT MIEUX QUE CA!

Le sport français subit des attaques sans précédent. Ce modèle spécifique français pilote la politique du sport sur le plan national avec pour objectif de permettre l’accès aux activités physiques et sportives pour toutes et tous, du sport de masse au haut-niveau. Cependant, le désengagement de l’Etat a clairement été acté par l’ancienne ministre des sports Laura Flessel lorsqu’elle a annoncé : « ce n’est pas le rôle de l’Etat de financer durablement les clubs ».

C’est pourquoi, le SNEP FSU Réunion, qui syndique les enseignants d’EPS et les professeurs de sport du CREPS et de la DJSCS a décidé de s’associer à la colère du mouvement sportif local ce samedi 22 septembre. Si nous n’avons pas les mêmes fonctions et missions, nous avons tous à cœur de donner le goût aux jeunes de la pratique d’une activité physique ou sportive, que cela soit au sein des clubs, dans le cadre de l’EPS, du sport scolaire, ou de la formation de ses éducateurs. Sacrifier le ministère des sports pour une « agence pour le sport » qui déterminera la politique du sport en France ou l’État sera minoritaire (30%) est, pour notre part, une erreur majeure de la part du gouvernement. La conséquence serait une mise en concurrence entre les différents sports, une augmentation du coût des licences pour les usagers, un recours accru au mécénat et aux partenaires privés, s’ils y trouvent un intérêt bien sur…, un coup d’arrêt à la démocratisation des pratiques, du SPORT POUR TOUS et à la formation de nos champions !

Le sport est un facteur de cohésion sociale indéniable. Plus généralement, l’activité physique représente un enjeu sanitaire majeur pour les pouvoirs publics, notamment à la Réunion ou le taux d’obésité, de diabète et le pourcentage de foyers vivant en dessous du seuil de pauvreté atteignent de bien tristes records. Toutes les études statistiques démontrent par ailleurs une très forte corrélation entre pratiques sportives et origines sociales. Les inégalités d’accès entre filles et garçons sont encore plus flagrantes dans les milieux défavorisés.

Ainsi, nous considérons que les économies dérisoires réalisées (sachant que le ministère des sports ne « pèse » que 0.13% du budget de l’état !) auront des effets dévastateurs dans un avenir très proche pour la jeunesse réunionnaise.

Alors que le gouvernement, avec la perspective des JOP 2024 ambitionne de faire de la France une nation de sportifs, comment comprendre les coupes budgétaires et les suppressions de postes annoncés ?

Face à la violence de ces attaques et l’aveuglement de décideurs politiques qui n’ont aucune connaissance du terrain, une riposte de grande ampleur, avec l’ensemble des acteurs et usagers du sport s’impose afin de faire bouger les lignes !

Le SNEP FSU avec ses partenaires y travaille.

COMMUNIQUE DE PRESSE

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Charles Lopin (SNUEP), Benoit Caquelard (SNEP) et Nora Chelalou (SNUIPP) ont donc été reçus ce matin vendredi 24 avril en audience par une conseillère de la ministre des outremers.
Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse transmis à l’issue de cette audience.

Le SNUEP, le SNES, le SNEP et le SNUIPP reçus ce jour par M Maurice BARAT, secrétaire général de la préfecture et Mme Sophie ONADO, conseillère de la ministre des Outre-mer, ont défendus les personnels du second degré affectés hors-département à l’issue du mouvement des enseignants. L’académie de la REUNION est de loin la première académie des COM en termes de réussite aux concours et une des premières académies de France. Cette année tout particulièrement. Il faut s’en féliciter. La FSU considère que globalement le nombre de poste ouvert dans certaines disciplines n’est pas suffisant. Ceci entrainera l’embauche de nouveaux précaires alors même qu’un certains nombre d’entre eux, titularisés, sont envoyés hors académie. Contrairement aux autres fonctionnaires, le problème de l’affectation des REUNIONNAIS dans l’académie est réglé par l’attribution des 1000 pts grâce au CIMM. Le problème réside dans le nombre de poste ouverts dans les disciplines. La FSU rappelle qu’elle est profondément attachée au concours national seul garant d’une équité du service public sur tout le territoire. Cependant le recours à la précarité de façon abusive et ce depuis de trop nombreuses années abouti à une aberration. En effet, alors que de nombreux postes restent vacants, les lauréats de concours de l’académie, les Réunionnais et les bénéficiaires du CIMM sont, au final, envoyés hors de la REUNION. La FSU dénonce le refus du ministère de créer un groupe de travail national qui permettrait d’harmoniser les conditions d’attribution du CIMM. Nous avons également évoqué l’injustice du barème d’affectation, qui pénalise fortement les agents séparés avec enfants par rapport aux rapprochements de conjoints.
Concernant le premier degré, le SNUIPP a soulevé la situation des départs à la retraite des collègues, contraint de se présenter sur leur ancienne affectation, les quinze premiers jours de la rentrée scolaire avant un départ définitif. Il n’y a pas équité de traitement par rapport aux autres corps et cela engendre des situations conflictuelles.
Par ailleurs, sur les permutations entre académie nous avons soulevé le problème des personnes qui ne peuvent pas entrés sur le département. Leur conjoint ayant été muté sur la REUNION, elles sont contraintes de se mettre en disponibilité sans solde. Cette situation peut durer parfois de nombreuses années.