DECLARATION LIMINAIRE CSA DU 30 MARS 2026
Déclaration liminaire FSU CSA Académique du 30/03/26
Notre ministère a décidé de tourner le dos à une occasion historique d’améliorer les conditions de travail des enseignants et d’étude des élèves. En effet, la « baisse démographique » dont ne cesse de nous rebattre les oreilles le ministère, ce n’est pas, comme il le fait accroire, moins d’élèves par classe mais… moins de classes et autant, voire plus, d’élèves dans ces mêmes classes. Nous pourrions aussi faire remarquer, et l’avons déjà fait, que la progression du nombre d’élèves pendant les deux quinquennats n’avait pas entraîné une augmentation du nombre de postes d’enseignants…au contraire. Le gouvernement a beau répéter, depuis des années, que l’Éducation est une priorité, les faits lui donnent tort et cette déclaration d’intention n’est qu’une posture depuis de trop nombreuses années.
Dans notre académie, cette dégradation est d’autant plus déplorable que notre territoire, à l’instar des autres territoires d’Outre-mer, est confronté à des conditions d’études et d’exercices durablement dégradées et marquées par des inégalités structurelles persistantes.
Concernant le statut des AESH. Des négociations sur ce dernier devaient s’ouvrir… en mars mais les OS n’ont toujours pas de calendrier…
Dans notre académie, les droits des agents, dans le cadre des opérations de mutations, se voient rognés année après année. L’année dernière, ce sont les bonifications familiales dont l’étendue géographique a été drastiquement réduite. Cette année, c’est le droit à l’erreur dans la saisie des vœux sur SIAM qui est attaqué. Si certaines OS ont estimé que négocier une journée de saisie supplémentaire était une avancée, nous ne pouvons que nous interroger sur la pertinence du raisonnement et leur vision de la défense des personnels.
Nous savons d’ores et déjà que le mouvement intra sera contraint d’une part par le nombre de suppression de postes et, d’autre part, par le nombre de berceaux à trouver pour les stagiaires tant Master que L3. Nous continuons à dénoncer la réforme de la formation initiale qui se fait à marche forcée et sans réelle visibilité.
100 postes d’Infirmière de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur ont été créés au niveau national, dont 2 pour notre académie. La FSU demande l’engagement d’un plan pluriannuel de création de postes. Nous sollicitons également la mise en place dans les plus bref délais d’un groupe de travail dédié à la répartition de ces deux postes, afin qu’ils puissent être intégrés au mouvement des mutations et que les collègues puissent en prendre connaissance pour formuler leurs vœux. Aussi nous demandons à ce que le nombre de postes ouverts au concours soit augmenté : 3 postes étant insuffisant.
Lors du remaniement technique du 26 février dernier, le premier ministre en a profité pour réinstaurer une délégation ministérielle rapprochant l’enseignement professionnel et l’apprentissage, et mettant à nouveau les lycées pros sous tutelle du ministère du Travail, avec en plus la charge de l’apprentissage qui semble ainsi devenir l’unique horizon pour la formation professionnelle initiale ! Nous refusons cette double tutelle, le lycée professionnel doit rester un service public d’éducation et non une succursale du marché du travail.
Face à l’échec flagrant du parcours différencié dans l’Hexagone ainsi que dans notre académie, le ministère a été contraint de reculer devant la mobilisation des personnels et des organisations syndicales et a acté le retour des épreuves écrites de Terminale Bac Pro pour la mi-juin 2027. Mais le recul n’est pas encore complet et nous continuerons à combattre toute réforme qui vise à trier nos élèves.
Les moyens accordés à notre académie pour la rentrée 2026 ne sont pas suffisants, c’est pour cela que demain, la FSU, CGT, UNSA, CFDT, SUD appellent à un rassemblement devant le rectorat à 9h30 pour un collectif budgétaire pour l’EN, pour des moyens pour une école inclusive qui ne soit pas maltraitante, pour la création d’un corps de catégorie B pour les AESH, pour la résorption de la précarité.