SAVOIR NAGER : ETAT DES LIEUX

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Alors que la dernière enquête réelle sur le savoir nager remonte à 2009 (enquête réalisée par le SNEP), la une du JIR et la double page rappelle les lacunes et les disparités criantes entre les différentes communes ainsi que les EPLE de l’ile.
Il est intéressant de se souvenir des propos tenus par Monsieur le Recteur dans le même journal le 30 aout 2013. Il notait que « si 80% d’enfants ne savent pas nager à l’entrée au collège, beaucoup d’entre eux apprennent ensuite. 70% savent nager en quittant le collège, alors qu’ils n’étaient que 51% en 2009 ». Quelle progression fulgurante!
Nous sommes d’ailleurs curieux de connaitre l’origine de cette statistique et comment elle à été réalisée. Peut être que l’Inspection Pédagogique Régionale pourrait nous éclairer à ce sujet?
Finalement, il faut croire que nous sommes des « magiciens » car il est très difficile d’imaginer qu’avec 1 ou 2 cycle en 6°, soit environ 20 fois 45mn effective en moyenne, le taux de réussite ait à ce point augmenté.
Et pour enfoncer le clou, en temps que spécialiste de la natation M le Recteur Thierry Terret précisait dans le même article que « pour apprendre à nager, il faut au minimum 12 séquences consécutives, à répéter si possible trois années de suite. Faute de piscines suffisantes, tous les élèves ne peuvent apprendre à nager avant l’âge de 16 ans. ». CQFD.

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PROGRAMMES ET DNB: L’EPS MALTRAITEE!

Alors que le ministère se réjouit du récent travail du CSP, nous, enseignants d’EPS dénonçons le sort réservé à notre discipline. Les projets de programmes sont inacceptables en l’état :

  • Ils sont tellement généraux qu’ils en perdent tout intérêt.
  • Ils suppriment toute référence aux 8 groupes d’activités pourtant souhaitée massivement par la profession car elle structure les enseignements.
  • Ils comportent des erreurs inconcevables pour le sens des apprentissages.
  • Ils ne tiennent aucun compte des demandes des enseignants d’EPS  exprimés lors de la consultation : plus de précisions dans les compétences attendues de fin de cycle et dans les repères de progressivité.

Alors que la ministre annonce une « année du sport de l’école à l’université », avec comme objectif le développement de l’EPS, c’est un premier raté.

Alors que la création du CSP pouvait permettre une construction démocratique des  programmes : c’est encore raté, en refusant de prendre les demandes portées par le SNEP au nom de la profession.

Enfin, et c’est le plus grave, vides de contenus, contribuant essentiellement aux enseignements des autres disciplines, en cohérence avec la réforme collège qui considère les disciplines comme des obstacles, ils ouvrent la voie à la proposition actuelle du ministère : l’EPS et ses savoirs spécifiques ne seraient plus évalués en tant que tels au DNB.

Nous demandons

  • une réécriture immédiate des programmes qui tienne compte de la consultation ;
  • la reconnaissance de l’EPS par le maintien de son évaluation au DNB.

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CONSULTATION DU SOCLE, C’EST NOTRE AFFAIRE

soclecommunLa consultation du socle, c’est notre affaire!

La consultation des enseignants sur le projet de texte « Socle commun de connaissances, de compétences et de culture » fait partie des exigences portées par un certain nombre d’organisations syndicales, dont la FSU.

En soi, elle révèle une première rupture radicale de conception du rôle que doivent jouer les personnels dans l’évolution du système éducatif : en 2005 l’élaboration du socle émanait des services du ministère (Dgesco) qu’ensuite les enseignants devaient appliquer ; en 2014 nous sommes consultés !

La consultation des personnels prendra la forme d’un questionnaire et d’une demi journée banalisée qui se déroulera ce jeudi 09 octobre.

A notre sens, La proposition du conseil supérieur des programmes n’est pas un simple toilettage du socle 2006, mais constitue une rupture de logique fondamentale :

  • Réhabilitation et replacement du SAVOIR (au sens large, sous toutes ses formes et sans hiérarchie entre elles) au cœur d’un projet ambitieux de formation pour tous les élèves.
  • Construction d’un cadre général qui formalise la visée de formation globale (explicitation des contours d’une culture scolaire commune) : un projet global de formation qui prend la forme de 5 grands domaines de formation qui ne sont pas accolés les uns aux autres mais qui forment un système.
  • Dans l’histoire du système éducatif français, c’est la première fois qu’un tel effort est tenté.

Ce cadre général, s’il est validé, imposera une refondation des programmes disciplinaires et de cycles, parce que ce sont les programmes qui auront la fonction d’opérationnaliser le projet général

C’est donc sur un véritable choix d’école que les personnels sont consultés.

Aussi, les avis contradictoires doivent pouvoir s’exprimer librement et figurer dans les relevés de conclusion. C’est pourquoi nous appelons tous les collègues de collèges mais aussi des lycées à investir le questionnaire, et ne pas rester enfermés dans cette seule remontée en faisant des propositions écrites au CSP.

Nous pourrions « regarder passer le train », croire à un âge d’or du système éducatif et en rêver, considérer que les compétences-clés européennes « y’a pas mieux », nous contenter d’un statu quo de l’existant.

Pour la FSU, les personnels ont l’occasion de donner leur avis. Ne passons pas à côté ! Ne prenons pas le risque de regretter de ne pas l’avoir fait lorsque cela était possible. Le SNEP invite donc tous les personnels à s’engager, au regards de ces enjeux dans les travaux de la consultation. Prenons nos responsabilités !

Le bureau du SNEP FSU Réunion

DECRET SPORT SCOLAIRE

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Communiqué de Presse du 03 juin 2014

Le service public du sport scolaire du second degré consacré et pérennisé Après la parution du décret relatif à la participation des enseignants d’EPS du second degré aux activités sportives scolaires volontaires des élèves le 10 mai, la circulaire d’application de celui-ci vient d’être publiée au BO du 29 mai 2014.

En votant en faveur du décret présenté au Comité Technique Ministériel du 27.11.2013, le SNEP et l’ensemble de la délégation FSU avaient exprimé la satisfaction du résultat d’une lutte syndicale de longue haleine. Face aux forces qui n’ont eu de cesse de contester l’existence d’un service public du sport scolaire du second degré, organisé sous forme associative, au sein et sous la responsabilité de l’Education Nationale, ce décret constitue un succès incontestable. Aboutissement de plusieurs mois de négociations, ce texte complété par sa circulaire d’application fonde un sport scolaire consubstantiel du métier d’enseignant d’EPS, prolongement de l’EPS obligatoire et mission statutaire à part entière.

Sont confirmés, le forfait de 3h consacrées à l’organisation, à l’animation, au développement et à l’entraînement des membres des AS dans le service de tous les enseignants d’EPS, la reconnaissance de la fonction de coordonnateur de district UNSS, l’ouverture de la possibilité de retour des cadres UNSS à l’Education Nationale. Lors de l’AG de l’UNSS du 27 mai 2014, le Président de l’AG, représentant le Ministre, a réaffirmé cette posture. A cette occasion, a été confirmé le retour de la majorité des cadres à l’Education Nationale dès le 1er septembre 2014. Le SNEP-FSU revendique le retour de tous les cadres et le représentant du Ministre n’a pas fermé la porte à cette possibilité.

Enfin, comme le demandait le SNEP-FSU, avec une augmentation de 1,2 millions d’euros, la subvention du ministère de l’Education Nationale à l’UNSS est remontée au niveau qui était le sien avant 2010 et le prix de la licence n’est pas augmenté, cela dans un contexte social et économique difficile. Autant de bonnes nouvelles pour le sport scolaire du second degré, significatives de la reconnaissance de celui-ci comme élément incontournable de l’éducation des jeunes et de leur accès à la culture physique et sportive.

Le SNEP-FSU, pour autant, restera vigilant car c’est dans les mises en œuvre que la profession aura à s’assurer que les engagements pris seront tenus et concrétisés. Pour ceux qui ont « le sport scolaire au cœur », l’action continue … avec le SNEP-FSU !

DECRET SPORT SCOLAIRE

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Le décret est publié !  

35 ans 8 mois et 7 jours … … de luttes et d’actions syndicales collectives qui ont marqué toute une profession pour arracher le rétablissement officiel des 3 h d’AS dans le service de tous les enseignants d’EPS ! L’abrogation du décret Mazeaud – Soisson est désormais officielle avec la parution (le 10 mai 2014) au Journal Officiel de la République du décret n° 2014-460 « relatif à la participation des enseignants d’EPS aux activités sportives scolaires volontaires des élèves ». Décret n° 2014-460 du 7 mai 2014 relatif à la participation des enseignants d’éducation physique et sportive aux activités sportives scolaires volontaires des élèves Dans le cadre de l’objectif de promotion du sport scolaire affirmé par la loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République, de nouvelles modalités de participation des enseignants d’éducation physique et sportive aux activités sportives scolaires sont définies. Ces enseignants peuvent ainsi consacrer, dans le cadre de leur service, trois heures par semaine, aux activités des associations sportives présentes dans les établissements scolaires, au développement du sport scolaire au niveau de plusieurs établissements relevant du second degré ou à la mise en place d’actions contribuant à une meilleure prise en charge pédagogique et éducative entre l’école et le collège dans le domaine du sport scolaire. Ils peuvent également être chargés, auprès des autorités académiques et en lien avec l’Union nationale du sport scolaire (UNSS), de la politique de développement du sport scolaire aux niveaux académique et départemental. Retrouver le décret Le SNEP a été de toutes les luttes. Les négociations ont duré près de 2 ans. Le SNEP n’a jamais renoncé à défendre et à promouvoir cette exception française qu’est le service public du sport scolaire du second degré. Le décret enfin publié, la circulaire d’application est en phase de finalisation et devrait paraître prochainement. Les discussions avec le cabinet de Benoit Hamon (après celles qui avaient eu lieu avec celui de Vincent Peillon) se poursuivent : jusqu’au bout, le SNEP continuera d’avancer ses propositions, y compris en matière de formulation et de rédaction, afin que l’esprit du décret et les engagements soient respectés, notamment en ce qui concerne le caractère forfaitaire des 3h, la reconnaissance de la fonction de coordonnateur de district et le retour de tous les cadres UNSS à l’Education Nationale. Pour autant, toutes les questions ne seront pas réglées. La modification des statuts de l’UNSS constitue un nouvel enjeu. Aux côtés du SNEP-FSU, l’intervention des collègues (animateurs d’AS, coordonnateurs de district et cadres de l’UNSS) reste et restera toujours à l’ordre du jour. Mais, dans un contexte où les forces hostiles au rétablissement du forfait de 3h n’ont jamais cessé d’agir, la parution du décret (daté du 7 mai 2014) est une réelle et belle victoire syndicale.

Benoît HUBERT Secrétaire Général