CRÉATION D’UN POSTE DE DIRECTEUR RÉGIONAL ADJOINT UNSS

Lors du Conseil Régional de l’UNSS du 23 février 2018, le SNEP FSU, seule organisation syndicale à présenter un propos liminaire – comme lors de chaque conseil Régional – rappelait son attachement au service public du Sport Scolaire en demandant notamment, des moyens humains supplémentaires pour permettre au service Régional de l’UNSS Réunion de fonctionner normalement. C’est d’ailleurs une revendication historique du SNEP FSU Réunion. A titre de comparaison, nous indiquions que pour un nombre de licenciés sensiblement équivalent, quand l’académie de la Réunion ne comptait qu’un seul poste de directeur régional, l’académie de Paris, par exemple, était dotée de 4 postes de directeurs régionaux.
Le SNEP FSU se félicite donc de la décision de l’administration de créer en urgence un poste de directeur régional adjoint.
Cette création de poste démontre une nouvelle fois l’engagement permanent du SNEP FSU réunion pour l’amélioration du sport scolaire réunionnais. Notre organisation syndicale est bien la seule véritable force de proposition.
A n’en pas douter, ce nouveau moyen mis à disposition du Service Régional contribuera à améliorer grandement la qualité du service public du sport scolaire à la Réunion.
Philippe LE TOULLEC, actuel chargé de mission du district Nord (*) sera nommé à titre provisoire sur ce nouveau poste et prendra ses fonctions dès lundi 05 novembre et ce, jusqu’au la fin de l’année scolaire.
Un appel à candidature national sera adressé à toute la profession dans le courant de l’année scolaire afin de pourvoir ce nouveau poste à titre définitif à compter de la rentrée scolaire 2019.

(*)Une assemblée générale extraordinaire se tiendra prochainement dans le district nord afin de nommer un nouveau chargé de mission.

 

 

UNSS : COMMUNIQUE DU SNEP FSU NATIONAL

Communiqué de Presse du 18 avril 2018

U N S S : un budget 2018 qui fera date… négativement

Chaque année, ce sont plus d’1 million de jeunes des collèges et lycées (23,5% des élèves en 2017 dont 40% de filles) qui s’investissent volontairement dans la pratique sportive scolaire volontaire du mercredi.
Une des raisons principales de cet engouement tient au prix modique d’adhésion proposé par les associations sportives scolaires (coût moyen autour de 20€). Pour le SNEP-FSU, c’est une condition indispensable pour faciliter l’accès à la pratique d’activités physiques au plus grand nombre d’élèves, notamment dans les milieux les plus défavorisés, là où justement ils sont les plus nombreux et nombreuses à s’inscrire et participer aux activités proposées par les associations sportives (AS) et l’UNSS qui les fédèrent.
Le budget 2018 présenté au conseil d’administration du 13 avril dernier, premier vrai budget sous la présidence de JM Blanquer, ministre de l’Education nationale, marquera les esprits : non pas par son volume qui connait une très légère augmentation (+1,83%), mais par son architecture !

Familles mises à contribution +10% d’augmentation

L’aide supplémentaire du Ministère de l’éducation nationale (125 000€) ne suffira pas à combler la baisse des subventions du ministère des sports et principalement celles des collectivités territoriales elles-mêmes confrontées à une réduction des dotations de l’Etat. Afin de pallier cette baisse, l’UNSS, outil original pour répondre à la mission de service public du sport scolaire, propose une augmentation de 10% du prix des licences ; accroissement qui contribuera à lui seul aux 3/4 de l’augmentation budgétaire (456000€ sur les 600 000€).
Seuls, le SNEP-FSU et les représentants des AS se sont opposés à une telle augmentation – brutale par son taux et sa date d’effet (rentrée 2018) – les autres membres du conseil d’administration ralliant sans exception la proposition du directeur national de l’UNSS et du représentant du ministre.
La prochaine Assemblée Générale de l’UNSS se réunira le 1er juin 2018 et statuera définitivement sur ce budget. Le SNEP-FSU a d’ores et déjà fait la demande d’une révision de l’augmentation du prix des licences et de la mise en place d’une aide vers les AS des lycées professionnels.

Nous ne croyons plus aux discours volontaristes du ministre de l’EN sur le développement de l’activité sportive pour tous, sur les voies de réussite que représentent l’EPS et le sport scolaire pour les jeunes. Nous attendons des actes et des décisions concrètes.

 

SAVOIR NAGER : ETAT DES LIEUX

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Alors que la dernière enquête réelle sur le savoir nager remonte à 2009 (enquête réalisée par le SNEP), la une du JIR et la double page rappelle les lacunes et les disparités criantes entre les différentes communes ainsi que les EPLE de l’ile.
Il est intéressant de se souvenir des propos tenus par Monsieur le Recteur dans le même journal le 30 aout 2013. Il notait que « si 80% d’enfants ne savent pas nager à l’entrée au collège, beaucoup d’entre eux apprennent ensuite. 70% savent nager en quittant le collège, alors qu’ils n’étaient que 51% en 2009 ». Quelle progression fulgurante!
Nous sommes d’ailleurs curieux de connaitre l’origine de cette statistique et comment elle à été réalisée. Peut être que l’Inspection Pédagogique Régionale pourrait nous éclairer à ce sujet?
Finalement, il faut croire que nous sommes des « magiciens » car il est très difficile d’imaginer qu’avec 1 ou 2 cycle en 6°, soit environ 20 fois 45mn effective en moyenne, le taux de réussite ait à ce point augmenté.
Et pour enfoncer le clou, en temps que spécialiste de la natation M le Recteur Thierry Terret précisait dans le même article que « pour apprendre à nager, il faut au minimum 12 séquences consécutives, à répéter si possible trois années de suite. Faute de piscines suffisantes, tous les élèves ne peuvent apprendre à nager avant l’âge de 16 ans. ». CQFD.

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PROGRAMMES ET DNB: L’EPS MALTRAITEE!

Alors que le ministère se réjouit du récent travail du CSP, nous, enseignants d’EPS dénonçons le sort réservé à notre discipline. Les projets de programmes sont inacceptables en l’état :

  • Ils sont tellement généraux qu’ils en perdent tout intérêt.
  • Ils suppriment toute référence aux 8 groupes d’activités pourtant souhaitée massivement par la profession car elle structure les enseignements.
  • Ils comportent des erreurs inconcevables pour le sens des apprentissages.
  • Ils ne tiennent aucun compte des demandes des enseignants d’EPS  exprimés lors de la consultation : plus de précisions dans les compétences attendues de fin de cycle et dans les repères de progressivité.

Alors que la ministre annonce une « année du sport de l’école à l’université », avec comme objectif le développement de l’EPS, c’est un premier raté.

Alors que la création du CSP pouvait permettre une construction démocratique des  programmes : c’est encore raté, en refusant de prendre les demandes portées par le SNEP au nom de la profession.

Enfin, et c’est le plus grave, vides de contenus, contribuant essentiellement aux enseignements des autres disciplines, en cohérence avec la réforme collège qui considère les disciplines comme des obstacles, ils ouvrent la voie à la proposition actuelle du ministère : l’EPS et ses savoirs spécifiques ne seraient plus évalués en tant que tels au DNB.

Nous demandons

  • une réécriture immédiate des programmes qui tienne compte de la consultation ;
  • la reconnaissance de l’EPS par le maintien de son évaluation au DNB.

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CONSULTATION DU SOCLE, C’EST NOTRE AFFAIRE

soclecommunLa consultation du socle, c’est notre affaire!

La consultation des enseignants sur le projet de texte « Socle commun de connaissances, de compétences et de culture » fait partie des exigences portées par un certain nombre d’organisations syndicales, dont la FSU.

En soi, elle révèle une première rupture radicale de conception du rôle que doivent jouer les personnels dans l’évolution du système éducatif : en 2005 l’élaboration du socle émanait des services du ministère (Dgesco) qu’ensuite les enseignants devaient appliquer ; en 2014 nous sommes consultés !

La consultation des personnels prendra la forme d’un questionnaire et d’une demi journée banalisée qui se déroulera ce jeudi 09 octobre.

A notre sens, La proposition du conseil supérieur des programmes n’est pas un simple toilettage du socle 2006, mais constitue une rupture de logique fondamentale :

  • Réhabilitation et replacement du SAVOIR (au sens large, sous toutes ses formes et sans hiérarchie entre elles) au cœur d’un projet ambitieux de formation pour tous les élèves.
  • Construction d’un cadre général qui formalise la visée de formation globale (explicitation des contours d’une culture scolaire commune) : un projet global de formation qui prend la forme de 5 grands domaines de formation qui ne sont pas accolés les uns aux autres mais qui forment un système.
  • Dans l’histoire du système éducatif français, c’est la première fois qu’un tel effort est tenté.

Ce cadre général, s’il est validé, imposera une refondation des programmes disciplinaires et de cycles, parce que ce sont les programmes qui auront la fonction d’opérationnaliser le projet général

C’est donc sur un véritable choix d’école que les personnels sont consultés.

Aussi, les avis contradictoires doivent pouvoir s’exprimer librement et figurer dans les relevés de conclusion. C’est pourquoi nous appelons tous les collègues de collèges mais aussi des lycées à investir le questionnaire, et ne pas rester enfermés dans cette seule remontée en faisant des propositions écrites au CSP.

Nous pourrions « regarder passer le train », croire à un âge d’or du système éducatif et en rêver, considérer que les compétences-clés européennes « y’a pas mieux », nous contenter d’un statu quo de l’existant.

Pour la FSU, les personnels ont l’occasion de donner leur avis. Ne passons pas à côté ! Ne prenons pas le risque de regretter de ne pas l’avoir fait lorsque cela était possible. Le SNEP invite donc tous les personnels à s’engager, au regards de ces enjeux dans les travaux de la consultation. Prenons nos responsabilités !

Le bureau du SNEP FSU Réunion