EDITO SPECIAL CONGRES

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   2017: à nous de jouer..DEBATTONS, AGISSONS,VOTONS….

Le Congrès Académique du SNEP-FSU qui se déroulera les 20, 21 et 22 février 2017, se situe dans une période particulière. En effet, après les attentats qu’a connus le pays, le brexit et l’élection de Donald Trump aux USA, des enjeux d’importance tels que les élections présidentielles, législatives et les élections professionnelles sont à venir. A n’en pas douter, ces échéances auront un impact direct sur le devenir de notre discipline et façonneront l’exercice même de notre métier.

   En 2017 DEBATTONS:

Notre congrès sera le lieu pour exprimer nos points de vue, nos doutes, nos interrogations, nos exigences et nos espoirs pour l’EPS, la fonction publique et une société émancipatrice.

Mais nos établissements seront aussi le lieu d’échanges avec les autres disciplines et les parents d’élèves.

  En 2017 AGISSONS:

A l’heure où l’EPS est clairement attaquée (disparition du DNB, programme insipide) il est possible d’agir :

  – en participant tout d’abord activement à la campagne DNB « Je veux que ma note compte » lancée par le SNEP.

  – en participant au congrès académique, pour une EPS reconnue et un sport scolaire renforcé.

  – en participant dans l’établissement à la préparation de rentrée: postes, nombres de division, projets…. bref occupons nous des DGH et de leur ventilation, c’est maintenant!

   – en nous syndiquant pour la défense collective de notre discipline, pour notre métier, nos carrières, nos élèves,  mais aussi pour la défense des droits obtenus grâce aux luttes passées.

  En 2017 VOTONS:

 Dans un moment fortement porteur de possibles régressions sociétales, humaines, chargé d’incertitudes, nous porterons notre conception du syndicalisme: informer, rassembler et mobiliser les collègues pour porter les propositions élaborées ensemble, contribuer à donner aux équipes EPS les moyens de résister et d’agir localement afin de peser sur les choix. Il est impératif d’assurer le renouvellement et l’élargissement des collectifs militants afin de permettre la construction de la vie syndicale réunionnaise.

En votant dès la réception de ce bulletin, vous donnerez votre avis sur la politique syndicale du SNEP tant au niveau national qu’au niveau local.

Et bien sûr, votre voix comptera au niveau politique (présidentielle, législative) pour  ou contre les politiques d’austérité, pour ou contre un renouveau du dialogue citoyen, l’enjeu étant de proposer des alternatives. C’est en menant le débat et en donnant de la voix que l’on montrera que ces alternatives sont possibles, que plus de démocratie et de solidarité peuvent sortir des urnes.

 Et pour 2017  une, deux, trois résolutions :

Je me syndique, j’agis pour la discipline ,je vote pour les orientations du SNEP!

Catherine Duriez & Damien Laude, secrétaires académique du SNEP FSU

 

CONGRES ACADEMIQUE DU SNEP

L’assemblée générale du SNEP préparatoire au congrès académique  qui se déroulera les 20, 21 et 22 février au CREPS de Saint Denis s’est tenue ce jour au lycée Nelson Mandela (anciennement Bras Fusil) de Saint Benoit.

les points abordés :

– Désignation des représentants au congrès national .
– Action SNEP sur le DNB “EPS, je veux que ma note compte!”
– Point sur le PPCR.
– mise en perspective des prochaines élections professionnelles.
– retour sur colloque National EPS et réussite de tous.

Des échanges et débats riches qui ont permis de faire le point dans une période cruciale sur les orientations rt actions syndicales du SNEP, les élections présidentielles et futures élections professionnelles.

N’hésitez pas, soyez acteurs et actrices du SNEP, participez au congrès académique en vous inscrivant dès maintenant par mail (*)!!!
 
 
Le SNEP FSU Réunion
 
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CONGRES D’ETUDE

Bonjour à toutes et tous

Le SNEP Réunion vous souhaite de bonnes fêtes ainsi que des vacances qui permettront de recharger les batteries après une longue période.
Mais avant de partir, nous vous annonçons que nous organiserons

un congrès d’étude exceptionnel en présence de Benoit HUBERT, Secrétaire général du SNEP FSU à la mi février.

Si vous souhaitez participer, vous pouvez d’ores et déjà nous demander par mail (snep.reunion@wanadoo.fr) une autorisation spéciale d’absence. Le délai de dépôt de la demande est de 3 jours avant la tenue du congrès. Vous aurez donc encore la possibilité de vous inscrire à la rentrée.
Compte tenu des enjeux actuels, il est important qu’un maximum de collègues participent, syndiqués ou sympathisants afin que ce congrès soit une réussite!

Alors, n’hésitez pas à vous inscrire et inciter vos collègues à en faire de même!

Thèmes du congrès

– IMP et DGH : comprendre les enjeux pour l’EPS
– Point sur le Parcours Professionnel Carrière et Rémunération
– Réformes en cours : premier degré, collège, REP+…et bientôt les lycées
– Nouveaux programmes, EPI, Accompagnement personnalisé
– Programmes EPS /DNB

Vous pouvez vous inscrire à l’une des 2 sessions ci-dessous:
Lundi 15 et mardi 16 février (8h30/16h30 au lycée MAHATMA GANDHI)
ou
Jeudi 18 et vendredi 19 février (8h30/16h30 au lycée hôtelier LA RENAISSANCE)

COMPTE RENDU DU THEME 1

Congrès de l’académie de : La Réunion
Thème : Pour une société solidaire et démocratique.
Nombre de participants au débat sur le thème : 11
Nombre de participants en assemblée plénière : 50
Durée du débat en commission / en plénière sur le thème : 2 demi journées de débat et 1h en plénière.

1. Les points traités

Partie 1

Introduction : le véritable changement se fait attendre. Il faut donc défendre les salarié(e)s les plus fragiles, organiser l’action collective, promouvoir des alternatives économiques et sociales progressistes et écologiquement viables pour faire renaître l’espoir d’une société plus juste.

En l’état actuel nous ne pouvons rien attendre de ce gouvernement.
Nous combattions ces politiques hier ; nous nous devons de les combattre aujourd’hui et refuser l’austérité quelle que soit l’étiquette du gouvernement en place.
– Le SNEP et la Fsu plaident pour un autre partage des richesses. Au moment ou le gouvernement engage une réforme fiscale, quelles exigences porter ?
– Comment analyser, pour les dépasser, les difficultés rencontrées dans la dernière période pour mobiliser ? Comment et avec qui construire la mobilisation sur ces questions ?
– Quelle activité le Snep, avec la Fsu, et le syndicalisme se réclamant d’une transformation sociale progressiste, doit-il mener pour participer au développement de la démocratie sociale, des solidarités et de la laïcité, en France et au plan international ?

Partie 2

– Quelle analyse de la situation, du contexte et des facteurs de difficulté ?
– Le projet défendu par le SNEP et la FSU est il pertinent ? En particulier pour atteindre l’objectif affiché de réussite de tous ? Aide t il les collègues ? Comment et sur quoi approfondir la réflexion ?
– En quoi l’acte III de la décentralisation risque-t-il d’impacter nos revendications ?
– De quels services démocratisés, nationaux, laïques de l’ESR avons nous besoin ? Avec quels personnels ?
– Quels éléments de rupture permettraient une réelle massification et démocratisation de la réussite dans l’enseignement supérieur ?
– Faut- il appréhender autrement la réforme du temps scolaire ? Quelles questions cette réforme pose-t-elle pour l’EPS ? Quelles propositions porter pour une bonne réforme du temps scolaire et empêcher les confusions entre scolaire, péri et extra scolaires?

2. Principales idées avancées

PARTIE 1
Introduction:
Le véritable changement se fait attendre. Il faut donc défendre les salarié(e)s les plus fragiles, organiser l’action collective, promouvoir des alternatives économiques et sociales progressistes et écologiquement viables pour faire renaître l’espoir d’une société plus juste.
En l’état actuel nous ne pouvons rien attendre de ce gouvernement.
Nous combattions ces politiques hier ; nous nous devons de les combattre aujourd’hui et refuser l’austérité quelle que soit l’étiquette du gouvernement en place.
– Le SNEP et la FSU plaident pour un autre partage des richesses. Au moment ou le gouvernement engage une réforme fiscale, quelles exigences porter ?
– Les problèmes de la société se reflètent dans l’école. Celle-ci n’est pas étanche. Ainsi il faut redéfinir l’école et ses objectifs pour faire émerger des citoyens et non pas de simples travailleurs/consommateurs.
– La crise de confiance envers la classe politique nécessite un renouvellement démocratique à l’écoute des populations et des représentations syndicales.
– Nous refusons les politiques d’austérité qui ne sont que des prétextes à la casse sociale et au démantèlement des services publics. Ceci passe par une mise en place d’un nouveau partage des richesses , une revalorisation salariale (hausse du smic et du point d’indice) et une réforme fiscale qui réaffirme la fonction solidaire de l’impôt.
– Nous réclamons une réelle lutte contre les paradis fiscaux et la séparation banques d’affaires et de dépôts.
– Comment analyser, pour les dépasser, les difficultés rencontrées dans la dernière période pour mobiliser ? Comment et avec qui construire et mobiliser sur ces questions ? – Quelle activité le Snep, avec la Fsu, et le syndicalisme se réclamant d’une transformation sociale progressiste, doit-il mener pour participer au développement de la démocratie sociale, des solidarités et de la laïcité, en France et au plan international ?
– Combattre l’idéologie dominante relayée par les médias.
– Plaider pour un engagement contractuel entre élus et électeurs.
– Création d’une « unité de combat » la plus large possible qui comprendrait à la fois les intersyndicales et les mouvements associatifs et sociaux.
– Communiquer au quotidien sur les valeurs de solidarité, d’entraide et de laïcité pour lutter contre l’individualisme.
– Maintien d’un service public de qualité afin d’assurer cette solidarité.
– Promouvoir une consommation raisonnée, solidaire, responsable et locale.

PARTIE 2

AXE1
« Analyse de la situation, du contexte et des facteurs de difficulté »
Nous constatons :
-Une crise de confiance de la part de la société vis a vis du monde éducatif et des enseignants en particulier.
– Une inadéquation entre les missions confiées et les moyens alloués.
– L’École doit panser tous les maux de la société.
AXE2
« Le projet défendu par le Snep et la Fsu est il pertinent ? En particulier pour atteindre l’objectif affiché de réussite de tous ?
Nous plaidons pour élargir le socle commun afin de prétendre à une culture plus humaniste. Nous réclamons d’axer la réflexion sur les notions de progrès et d’effort et de ne pas prendre en compte uniquement les objectifs chiffrés qui nous sont imposés.
AXE 3
« En quoi l’acte III de la décentralisation risque t il d’impacter nos revendications? »
Le risque est grand d’un transfert de compétences et de missions sans les moyens correspondants.
Cela impliquerait une mise à mal de l’unité de la République au travers d’une multiplicité de formations territoriales.
AXE 4
« De quel service démocratisé, national, laïque de l’ESR, avons nous besoin ? Quels éléments de rupture permettraient une réelle massification et démocratisation de la réussite dans l’enseignement supérieur ? »
– Une réelle démocratisation de l’accès à l’Université ne passe que par une revalorisation du système de bourses.
Celle-ci doit se faire en maintenant absolument un cursus d’excellence.
AXE5
« Reforme du temps scolaire »
Constat :
La disparité de moyens dans les différents territoires conduit à la fin de l’École « Une et Indivisible » et provoque de fait des inégalités.
Le périscolaire et le non scolaire conditionnent et pénalisent le temps scolaire.
Nos revendications portent sur :
L’obligation et la gratuité des activités péri-éducatives avec un niveau d’encadrement et des horaires unifiés.
Cette réforme ne doit pas être mise en place au détriment de l’EPS et du sport scolaire dans le secondaire (priorité de l’obligatoire sur le facultatif).
Possibilité pour les P EPS d’intervenir dans le primaire en réactualisant l’option 1er degré au CAPEPS.
Points de divergences:
au final, peu de points fondamentaux de divergences. La principale divergence est apparue sur l’Enseignement de l’EPS au primaire que ce soit dans le temps scolaire ou le temps devenu périscolaire par la nouvelle réforme du temps scolaire. Ces divergences se sont exprimées autour:
– du débordement de notre champ syndical qui risquerait d’empiéter sur celui du primaire.
– de la crainte d’une future obligation faite aux collègues d’aller enseigner en primaire.

3. Résultats des votes

Possibilité pour les P EPS d’intervenir dans le primaire.
POUR : 25 CONTRE : 15 ABSTENTION : 4 REFUS DE VOTE : 1
– Réactualisation de l’option premier degré au CAPEPS.
– Seuls les points qui ont fait « débat » ont été mis au vote.

COMPTE RENDU DU THEME 3

Nombre de participants au débat sur le thème : 25 en commission et 50 en plénière
Durée du débat en commission / en plénière sur le thème : deux 1/2 journées en commission et 1h30 de retour en plénière.

STATUT :

Nous avons fait le constat que l’écriture de fiches métier tendait à lisser l’aspect disciplinaire (l’identité au métier) pour laisser place à une conception sur la base de missions.

De façon générale, des avancées intéressantes puisque la liberté pédagogique de l’enseignant est réaffirmée, le temps de préparation et de recherche nécessaires à la réalisation de l’enseignement, l’évaluation, le travail en équipe… sont pris en compte.
L’essentiel des spécificités de l’EPS ont été prises en compte puisque dans ces fiches nos maxima de service hebdomadaire apparaissent, et pour la première fois les 3heures consacrées à l’AS sont mentionnées dans le service des agrégés (17h dont 3 pour l’AS)…
Pour autant des inquiétudes demeurent notamment par rapport a l’éventualité d’être intégré complètement aux corps des certifiés au point de perdes nos avantages : gestion des opérations administratives liées à la carrière dans le cadre de CAPA spécifiques à l’EPS (avancement d’échelon, notation administrative, accès à la hors classe…), la place et l’existence même de notre syndicat si une telle situation venait à être confirmée. La licence STAPS obligatoire, qu’en sera-t-il demain ?

Autre inquiétude, (cf. fiche 2), “ les enseignants qui ne peuvent pas assurer leur maximum de service dans l’enseignement de leur discipline dans l’établissement où ils ont été nommés peuvent être appelés, s’ils le souhaitent, à le compléter dans une autre discipline sous réserve que cet enseignement soit conforme à leurs compétences.”

Sur cette possibilité les avis sont partagés, quand certains y voient une volonté de réintroduire la bivalence, d’autres y voient une manière d’évoluer dans le métier, et/ou de prendre en compte la pénibilité.
Quels types de compétences, quel niveau de compétences pour compléter son service dans une autre discipline ?

OBLIGATIONS REGLEMENTAIRES DE SERVICE :

Constat : dans le privé, la durée légale de temps de travail hebdomadaire à été diminuée, passant de 40h à 39h puis à 35h. De manière générale, l’enseignement a été oublié. Si certaines disciplines comme la musique et l’art plastique ont pu bénéficier d’un abaissement de leur maxima de service, l’EPS est la seule discipline encore à 20 heures/semaine.
Sur la base de ce constat et des spécificités de nos conditions de travail, la commission demande l’alignement de nos maxima de service sur celui des certifiés.

CONDITIONS DE TRAVAIL/ PENIBILITE – reconnaissance de la spécificité de notre métier liée a la pénibilité :

Le dossier porté par le SNEP sur la pénibilité liée aux spécificités de notre métier auprès du MEN est plébiscité par les collègues.
La triple exposition (chaleur, rayonnement UV et humidité) liée à l’enseignement de l’EPS à la Réunion (que l’on peut sans doute élargir aux autres DOM-TOM-COM) doit être prise en compte. Certaines maladies (ex : le cancer de la peau) doivent être reconnues comme maladies professionnelles.

Solutions à mettre en œuvre :
– À court terme obtenir de l’administration et des collectivités locales la construction d’un point d’eau et d’un point d’ombre à proximité immédiate de chaque installation sportive non couverte.
– A moyen terme, les enseignants d’EPS (usagers prioritaires sur le temps scolaire) doivent être associés aux discussions sur la rénovation et la construction des IS.
– Réactivation de la CPA et du CFA

Structures à améliorer :
– médecine de prévention plus efficace (visite médical tous les 5 ans)
– donner au CHSCTA les moyens de fonctionner

CARRIERE :

L’idée d’une carrière avec un avancement à un rythme unique en 12 échelons, déconnexion de la mission d’inspection de l’avancement avec un rôle de conseil et formation.
Le droit à la mobilité doit être accessible à tous et non favoriser une catégorie de personnel.
Ne va-t-on pas arriver vers un mouvement régional ?
En effet, le BO fixe les règles et chaque recteur fixe les règles dans chaque académie.

FORMATION :

Pour une formation et un enseignement de qualité, il est indispensable d’augmenter le volume de pratique et le nombre APSA durant le cursus STAPS. Des stages de mise en situation doivent être proposés aux étudiants dès la 1 ère année de licence.

Sur quel(s) point(s) des divergences se sont-elles exprimées ?

STATUT :
L’intégration au corps des certifiés qui pouvait apparaître comme une reconnaissance forte d’appartenance a l’éducation nationale.
Certains étaient pour la possibilité de la bivalence à condition d’une formation (notamment pour permettre une fin de carrière moins difficile sur le terrain), mais la question s’est posée du danger de ne le vouloir que dans un sens (EPS vers d’autres disciplines, mais pas dans l’autre).

ORS :
Des avis partagés sur le fait de pouvoir demander un abaissement des maxima de service, sentiment de quelques collègues que notre situation n’est pas à plaindre.

Sur la mobilité choisie et l’éventualité de revenir à un mouvement national, un collègue fait observé que l’on perdrait la proximité et l’expertise local que l’on a actuellement lors des phases intra.

Résultats des votes

STATUTS :
A la question souhaitez-vous devenir certifiés ?
oui : 6 en commission 5 en plénière
non :15 en commission 34 en plénière
abstention :2 en commission 12 en plénière

Êtes-vous d’accord avec la bivalence sous condition d’être formés ?
pour :3 en plénière
contre : 36 en plénière
abstention : 9 en plénière

ORS

ce que devrait être notre service :
17+3 h : 5 en commission 23 en plénière
18h de cours sans AS : 1 en commission 1 en plénière
15h+3h : 15 en commission 23 en plénière
2 abstentions en commission 3 en plénière

CARRIERE
Avancement unique (vote uniquement en plénière) :
5 contres
9 abstentions
37 pour

Suppression de la hors classe et création d’un 12ème échelon (vote uniquement en plénière) :
0 contre
3 abstentions
48 pour

Mobilité choisie
Revenir à un mouvement national :
19 voix en commission 33 en plénière
Rester sur un mouvement déconcentré en 2 temps :
2 voix en commission 11 en plénière
4 abstentions en commission 10 en plénière

COMPTE RENDU DU THEME 4

Nombre de participants au débat sur le thème : 10
Durée du débat en commission / en plénière sur le thème : 1h30 environ.

Nous avons abordé essentiellement le premier axe à savoir l’avenir et le renforcement du SNEP FSU à travers 5 points:

1 améliorer la communication
2 favoriser l’action syndicale locale
3 être plus et mieux concepteur de l’activité syndicale
4 fédérer et rassembler plus largement
5 proposer différentes formes de contestation

Concernant les autres axes, le manque de temps ainsi que la difficulté pour les collègues à se projeter sur l’avenir du syndicalisme en France et à l’internationale nous a contraint a aborder ce débat de façon plus superficielle.
Par exemple, compte tenu de notre calendrier particulier, il est difficile de mobiliser les collègues sur l’action inter catégorielle du 18 mars dans la mesure ou nous serons en congés. Les collègues sont sensibles aux problématiques plus larges mais on sent un manque d’engouement malgré tout.

Nous avons abordé également une action spécifique que nous menons ici actuellement concernant la chaleur, le rayonnement solaire et l’humidité. Cette action « chaleur » doit se traduire par des relevés de température, des motions dans les CA, une campagne d’information auprès des collectivités et des associations de parents d’élèves (ex: 1 affiche avec slogan « un point d’eau, 1 point d’ombre par installation, c’est le minimum pour la pratique de l’EPS! »). La pression se fait de façon plus institutionnelle dans le cadre du CHSCTA.

Axe 1- la communication:

Il est nécessaire que l’information remonte et redescende entre le bureau et les membres actifs du SNEP (S1) et ses adhérents et autres collègues EPS. Rendre compte le plus possible et dans les 2 sens: connaître les difficultés rencontrées par les collègues nécessite de leur part qu’ils répondent aux questionnaires (DGH/enquête plein air…). Le bureau doit faire un effort supplémentaire pour rendre compte des débats et prises de décisions.

Mise en place d’ outils numériques

Le problème actuel concerne le site internet actuellement inactif, idée de faire appel à un prestataire pour faire un site moderne et fonctionnel avec un fil d’information et un forum (thématique). Limiter le rôle du webmaster en permettant à des collègues identifiés d’alimenter eux même le site. Sur le site, des infos, des outils et du partage.
La question des réseaux sociaux a été abordé:
° Page Facebook du SNEP réunion avec renvoi sur le site (des modérateurs)?
° Compte twitter (pour tous? pour les S1?….)?
° Poursuite des questionnaires en ligne en améliorant le canal de diffusion (ciblé le coordonnateur, le secrétaire d’AS, le S1…)
Globalement le congrès se prononce pour ces idées mais il s’agit de trouver des forces vives pour aller plus loin.

-Poursuite des outils « classiques »

La majorité des congressistes est favorable à la poursuite du bulletin papier. Nous sortons chaque année entre 4 et 6 par an. Le bureau informe que tous les syndiqués peuvent produire des articles. Il semble que l’information transmise par le bureau à ce sujet soit insuffisante car la plupart des collègues présents ne semblaient pas informés.
Favoriser le contact téléphonique de proximité (responsables de secteur).
Solliciter les médias (presse écrite et TV) pour informer de nos actions.

Axe 2 – Favoriser le local, la proximité, la vie syndicale mais laquelle ?

Qu’est ce qui fait que nous avons du mal à organiser une vie syndicale?
Qu’est ce qui ferait que les collègues viendraient aux réunions?
Les propositions:

1, Un thème qui les concerne
2, Un thème sur lequel ils pensent que le SNEP local peut peser
3, Un moment de convivialité avec des personnes qu’ils apprécient
4, Des réunions proches de chez eux
5, Informations plus ciblées
6, Prise en compte des contraintes horaires mais c’est compliqué de satisfaire tout le monde
7, Un moment de détente avec une activité sportive proposée , une fête du SNEP, un tournoi…
8, Profiter d’un temps ou les collègues sont regroupés pour enchainer avec une réunion syndicale (exemple cross académique)

Axe 3 – Comment être plus et mieux concepteur de l’activité syndicale?

Que peut on faire pour faire « basculer » quelques adhérents du côté du militantisme?
Il faut plus et mieux solliciter les personnes susceptibles de participer à l’action syndicale.
– Formation des responsables de secteur et des S1, stages à public désigné.
– Distribuer des tâches à ces personnes en fonction de leur temps, leurs motivations, capacités.
– Permettre à ces personnes de remplir quelques tâches: alimenter le site internet, le bulletin d’information, répondre au téléphone…
Sur les 50 personnes présentes, 12 viendraient à une réunion qui ciblerait des personnes susceptibles d’être militant membre actif au SNEP. Cette piste semble être à développer.

Axe 4 – Fédérer, rassembler de manière la plus large possible

Un constat: le fait que le SNEP réunion soit toujours dans l’obligation d’agir ou de réagir dans l’urgence, il n’a pas assez de temps pour agir, anticiper, créer des synergies et des alliances avec d’autres partenaires.
Le SNEP seul ne pèse pas suffisamment, il doit savoir créer des alliances pour défendre les dossiers revalorisation des salaires, retraites…
Il est nécessaire de se redonner du temps pour ne pas négliger ce type d’action
– S’entourer, communiquer avec les fédérations de parents d’élèves.
– S’allier avec les autres syndicats.
– Dans la perspective des élections professionnelles faire associer dans l’esprit des collègues la FSU et le SNEP ce qui ne va pas toujours de soit.

Ce congrès doit être le point de départ de la campagne à venir. Chacun doit être conscient que les moyens qui permettent au SNEP de fonctionner sont dorénavant attribués à la FSU sur la base des résultats aux EP!

AXE 5 : Proposer différentes formes de contestations

Partant du constat que les formes traditionnelles d’action, telle que la grève, ne motivent pas trop les collègues (cf powerpoint SNEP) qu’est ce que le SNEP Réunion peut organiser pour être efficace et faire entendre et comprendre les revendications?
Principes d’action: lisibilité, efficacité et rendement (même si on est peu nombreux, notre action peu être médiatisée).
Proposer des formes d’actions novatrices, visuelles, rassembleuses, médiatiques, comme la flamme de l’éducation de 2008, le « corso fleuri » en 2011. Ces actions ont été visuelles et médiatisées.
– L’action massive doit être théâtralisée, ciblée, visuelle…
– Les actions moins visibles, sur plus au moins long terme (exemple action « chaleur »).

Au final, peu de points de divergences fondamentales.
Faut-il diffuser toutes les informations notamment sur le site ou bien les brider avec un mot de passe (accès militants). Certains pensent qu’au vue de la diffusion par le numérique, c’est inutile alors que pour d’autre il est nécessaire de faire en sorte que les syndiqués disposent d’informations plus précises et ciblées.
Les réunions de secteurs ne fonctionnent pas malgré les différentes formules. Faut-il les supprimer pour autant?
Les avis restent partagés. Peut être serait-il préférable se concentrer sur des réunions thématiques sur la base de réseaux qui intéressent les collègues: réseau plein air, sport scolaire, LP, programme…

Les propositions retenues par le congrès académique

– Réunions thématiques, de secteur et canal de diffusion via les responsables de secteur. Partage et échange.
– Proposer des stages de formation syndicale à l’attention des S1.
– Proposer des stage pédagogiques pour dénoncer le mauvais fonctionnement de la FPC sans s’y substituer mais montrer les carences du système.
– continuer et amplifier l’action « chaleur » actuellement menée par le SNEP Réunion.
– Relancer le site du SNEP en faisant appel à un prestataire.